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POUR L’AMOUR ET CONTRE LES VIOLENCES HOMOPHOBES
Hier soir, dansle Vieux-Lille, imbibés d’alcool comme à leur habitude, des nazis des tribunes du LOSC se sont attaqués à un bar, fréquenté habituellement par des personnes homosexuelles. Plusieurs personnes ont été blessées avant que les clients s’organisent pour mettre les boneheads en fuite. Cette agression est probablement un acte spontané, une opération montée à la va-vite en mode hooligan. Il n’empêche que les actes de violence physique contre les personnes homosexuelles se multiplient ces derniers mois.
L’attaque d’hier soir est une illustration de la progression des idées fascistes et de leur transcription en actes. Ces hooligan-nazi, bodybuildés, littéralement enflés de virilisme se présentent devant un bar, pour, selon leurs propres mots, « casser du pédé ». Le fait d’attaquer à quatre un bar bondé suppose la croyance dans la supériorité du mâle hétérosexuel. Il s’agit là de l’expression de la brutalité contre les personnes que les fascistes considèrent comme faibles parmi lesquels les femmes, les intellectuels, les personnes handicapées…
Le quartier du Vieux-Lille compte de nombreux commerces tenus ou fréquentés par des personnes homosexuelles. Le choix de faire irruption dans un lieu où l’on consomme des boissons alcoolisées n’est sans doute pas neutre. L’alcool joue en effet un rôle central pour les fascistes, il s’agit pour eux d’un moyen de transcender l’individu. Boisson des guerriers, l’alcool n’est donc pas un « truc de pédé », mais est réservés aux « vrais hommes » qui, seuls, « savent » boire ! Battre des personnes homosexuelles, en particulier des hommes, dans un lieu de consommation d’alcool est un moyen de disqualifier, de prouver sa supériorité. Évidemment, dans ce genre de groupes, l’alcool rend surtout les plus jeunes recrues dociles et obéissantes. Après avoir vidé quelques canettes de bière, les skins obéissent aveuglément, et après quelques mois, ils sombrent dans l’alcoolisme et la décadence complète.
Cet événement laisse entrevoir la brutalité et la soif de persécution des fascistes. Il doit être compris au regard de la concurrence qui règne au sein du mouvement fasciste. Les nazis du LOSC ont agi dans la surenchère de la haine contre les personnes homosexuelles qui règne depuis la fin 2012. Ces skinheads sont des personnes dangereuses composant un groupe raciste voué aux pogroms. Il doit être combattu et détruit. Mais son rôle politique est limité.
C’est dans le bouillon de culture des manifestants contre le mariage des personnes homosexuelles que germe le fascisme français dans sa version catholique et nationaliste. La région Nord-Pas de Calais est représentée en nombre dans les mobilisations réactionnaires contre le mariage des personnes homosexuelles. Des personnes sont allées manifester en masse, rejoignant les rangs « sages » des « manif pour tous », ceux des « perturbateurs » jeunes nationalistes, ou ceux des catholiques fascistes de CIVITAS. Parmi elles, les familles catholiques « placées sous les commandements de dieu », comme celles des enfants de Riaumont (à Liévin) baignent dans la culture d’un fascisme politique, c’est-à-dire d’un fascisme qui cherche à accéder aux commandes de l’état français.
Les personnes homosexuelles ont un rôle à jouer pour les fascistes. Elles seront classées comme « inacceptables », elles seront ces « autres » contre lesquelles se forme l’identité irrationnelle d’un groupe uniforme. De fait, les personnes homosexuelles sont menacées pour ce qu’elles sont.
A VEAN, nous sommes pour que les personnes puissent évoluer dans une société dans laquelle elles peuvent vivre un amour véritable. L’amour n’est pas une question d’orientation sexuelle. Une telle société n’est possible que si l’on est débarrassé des fascistes. Nous soutenons les personnes homosexuelles dans leur souhait de fonder une famille aimante, contre les valeurs de la famille française bourgeoise et/ou catholique, qui est le ventre du patriarcat. Nous sommes prêtEs à nous battre au côté des personnes homosexuelles engagées dans une lutte à mort contre le fascisme.
Nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées hier par les fascistes, en particulier celles qui travaillaient.
YOUR CHOICE – BLACK BLOOD
L’E-CIGARETTE EST UN ACCESSOIRE DES REBELLES SANS CAUSE
Depuis le début de la semaine, les cigarettes électroniques sont vendues dans les pharmacies. Voilà l’info. C’est la façon dont on envisage la santé en France. Pour que les gens accroc au tabac puissent arrêter de fumer, l’industrie pharmaceutique propose, grâce à l’appui de l’état bourgeois qui appuie l’initiative, des vaporisateurs à la nicotine. Il faut vraiment que nous vivions dans une société coupée de la nature pour qu’il soit compliquer de se dire que pour ne plus être dépendant de la nicotine il faut…arrêter de consommer de la nicotine!
Le sevrage du tabac est une chose difficile. D’autant plus que les industriels y ajoutent un tas de produits toxiques pour augmenter la dépendance des fumeurs. Beaucoup de personnes, consommateurs depuis de nombreuses années, ne réusissent pas à décrocher. Le tabac est l’une des drogues les plus dures, dans le sens qu’il rend accro quasiment à la première clope. Mais c’est aussi une drogue qui est dure, car elle tue. Une étude du début des années 2000 attribuait 60 000 décès par ans au tabac. La situation s’aggrave sans doute car les jeunes fument plus tôt qu’avant, et que les femmes fument sur une plus longue période qu’il y a dix ans, d’après l’INSEE. La région Nord-Pas de Calais est particulièrement touchée par la deépendance au tabac, les jeunes fumeurs sont plus nombreux qu’ailleurs en France, les cancers du poumon et de la langue aussi.
Bien sûr, il faut encourager toutes les tentatives de celles et ceux qui pensent à arrêter de fumer. Un arrêt de la cigarette, même si la personne reprend par la suite, malheureusement, sera quand même bénéfique pour sa santé.
Les jeunes sont les cibles prioritaires des industriels du tabac, comme de tous les dealers. Les jeunes sont sensibles à une nouvelle façon de consommer la nicotine qui est apparue depuis quelques mois : la cigarette électronique. Il s’agit d’un appareil electronique qui se charge avec de petits tubes d’un liquide chimique. La personne inhale une vapeur parfumée. Les gens apprécient le fait qu’il ne se dégage pas de fumée, que ça « ne pue pas la clope ». C’est nouveau, technologique et aromatisé. Cette fausse innovation ressemble à ce qu’ont fait les producteurs de boissons alcoolisées dans les années 2000, pour acrcocher les nouvelles générations, ils ont fait des cocktails sucrés, colorés, et les ont mis dans un emballage « fun ». Les prémixes ont ouvert la voie à un nouveau marché d’alcooliques. Les jeunes « e-fumeurs » seront surement massivement des fumeurs tout-court, les industriels auront fait ce calcul.
Parmi les gens qui utilisent la e-cigarette, il y a des fumeurs qui cherchent à arrêter, des jeunes qui se font piéger, et puis il y a les rebelles sans cause.
Ceux-là sortent leur cigarette électronique pour défier l’autorité. Comme si l’interdiction de fumer dans les lieux publics étaient une entrave insupportable à la liberté. La dictature de l’air est leur ennemie. Ces zorro en carton vapotent en publics parce qu’ils n’ont pas d’autre combat. Ils se fichent de savoir si les produits de leur e-liquide ont été testés sur des animaux, ils se fichent de la nature. Les vapoteurs rebelles sont à placer au même niveau que les types qui râlent contre les radars automatiques parce q’ils ne peuvent pas laisser s’exprimer le moteur de leur subaru… Les rebelles sans cause sont toujours au service d’oppresseurs, les anti-radar roulent pour les industriels de l’auto, les vapoteurs roulent pour les industriels du tabac.
X TATTOO
LA VIOLENCE ET LA DROGUE COMME A LILLE SUD
Deux « faits divers » ont eu lieu dans des quartiers populaires de Lille et de Marseille. Des jeunes ont perdu la vie, d’autres sont entre la vie et la mort, à cause de fusillades. Les « faits divers » sont la réalité des gens, et ils ont des causes.
La drogue est un poison. La drogue brouille la tete, détruit la santé et la vie sociale de ceux qui en prennent. Elle tue aussi indirectement. La drogue est l’objet d’un trafic qui fait que des dizaines de personnes par ans s’entretuent en france. Les actes de violence s’accumulent dans les quartiers populaires, les cités ou les zones pavillonnaires. Les fusillades comme celles de mardi à Lille sud et à Marseille Nord sont choquantes, car on tire à l’arme de guerre au pied des blocs. Mais elles ne sont pas quotidiennes. Le quotidien des gens de ces quartiers populaires, c’est celui des voitures qui tournent et des jeunes qui guettent.
Le quartier de Lille sud est un quartier populaire, un quartier ouvrier. Beaucoup des anciens qui vivent à Lille Sud sont venus travailler en france dans les industries de la périphérie de Lille, Ronchin et Loos notamment. Le chômage est plus élevé qu’ailleurs dans l’agglomération, le capitalisme crée de la misère de longue date à Lille sud.
Face à cette situation de pauvreté, une minorité de personnes a choisi la délinquance. Le style de vie à la Tony Montana paraît être un choix de liberté, contre l’impasse capitaliste. En réalité, c’est une illusion. Le crime organisé, et en particulier le traffic de drogues, c’est une affaire de commerce. Et il s’agit de grande distribution, pas d’épicerie fine. Les rôles sont répartis selon une hiérarchie stricte, les salaires sont très inégaux, et les risques énormes. L’achat, la production, et la vente de drogue, c’est une entreprise commerciale qui rapporte quelques centaines d’euros par mois pour les guetteurs qui se gèlent sous la pluie, et des dizaines de miliers pour les chefs, qui sont loin de la rue.
La bourgeoisie ne peut pas lutter contre la drogue, celle-ci fait partie de son quotidien. Combien de notaires, de chefs d’entreprise, d’hommes politiques, de promoteurs immobiliers ou d’exploitants agricoles ponctuent leurs journées -et leurs soirées festives- de rails de coke? De la bonne, hein! Eux non plus ne vont pas trainer dans la rue, ils ont droit aux livraisons à domicile, dans des boîtes à lettre ou par coursier…Mais surtout, le traffic de drogue répond aux règles du capitalisme, et, de ce point de vue, il n’est pas une menace pour l’état et la classe bourgeoise pour qui il travaille. La consommation des drogues, surtout bas de gamme, sur-coupées, fortement toxiques, de celles dont on est accroc rapidement, est un moyen d’empoisonner les quartiers populaires. C’est un couvercle chimique qu’on pose au dessus des gens pour les écraser, pour les empêcher de se révolter. Et ce sont les dealers eux-même qui font la répression : « pas de discussion en bas de l’immeuble, rentrez chez vous et fermez vos bouches! »
L’état fait un coup d’éclat de temps en temps quand il y est contraint, quand les gens commence à dire qu’ils vont se passer de lui. Là on a droit au grand jeu, à la démonstration de force, les chiens, les flics encagoulés, par centaines. Les habitants de ces quartiers se retrouvent coincés entre les dealers qui imposent leur rythme, qui se tirent parfois dessus au AK-47, et de l’autre un état bourgeois passif le plus souvent, ou militarisé, violent et conquérant une fois l’an.
Nous voulons une vie paisible, sans empoisonneurs, sans fusil d’assaut. Les quartiers populaires n’ont pas besoin de plus de capitalisme. Faire d’une zone résidentielle une « zone franche » en espérant que les bourgeois vont s’y installer parce qu’ils paieront moins d’impôt c’est être naïf, ou cynique. C’est confondre Lille Sud avec les Iles Caîmans.Les quartiers populaires n’ont pas besoin de plus d’état, et surtout pas de l’etat version militaire. C’est là une proposition fasciste, un délire de barbouze rêvant de faire la guerre contre le peuple, d’imposer l’ordre par la force physique.
Nous voulons que les enfants puissent jouer au pied des immeubles, pour ça il faut combattre la drogue et ceux qui la répande. Il faut aiguiser nos arguments contre les poisons, et conquérir un mode de vie libéré de ce qui nous tue. Ce qui nous tue c’est la drogue et le système qui la produit : le capitalisme, la classe bourgeoise et son état.
BILLY THE KID – BABY COMEBACK
A PROPOS DU CHEVAL ET DE SA CONSOMMATION DANS LE NORD-PAS DE CALAIS
Le récent scandale findus a mis en lumière l’utilisation des chevaux comme « matière première » dans la production de viande. Une grande hypocrisie est au coeur de cette affaire, d’une part, les autorités faisant comme si les tromperies étaient extraordinaires dans le commerce de viande, et d’autre part les consommateurs rejetant la viande de cheval mais rafolant de la chair des boeufs. Dans le Nord-Pas de Calais, la consommation de viande de cheval est importante, elle représente 20% de la consommation française, et les producteurs misent sur une hausse des ventes, grâce à la crise. La satisfaction des besoins alimentaires est donc, du fait du capitalisme finissant, de plus en plus couteuse en vies animales, notamment en chevaux, alors même que de nombreuses voix s’élèvent contre la consommation de viande de cheval.
Les humains ont domestiqué les chevaux il y a environ 5000 ans, afin de l’utiliser pour leur force motrice. « Plus noble conquête de l’homme », il était omniprésent dans les campagnes du Nord-Pas de calais jusqu’au milieu du siècle dernier. Attelés pour tirer des engins agricoles ou des remorques, ils faisaient partie du capital des fermes. La valeur des fermes étaient d’ailleurs estimée selon la superficie des terrains arables et le nombre de chevaux disponibles. Les chevaux -comme les vaches- sont considérés par le code civil (l’ensemble des lois applicables à la propriété privée) comme des immeubles appartenant à la ferme. Aujourd’hui encore, dans le Nord-Pas de Calais, une demi-douzaine de professionnels utilise les chavaux « de trait » pour effectuer des travaux spécifiques tels que le débardage, le colmatage de cours d’eau ou les travaux en milieu forestier. Près de 60 000 ha de terres agricoles sont cultivées ou « valorisées » en exploitant des chevaux. D’un point de vue plus folklorique, une course d’attelages, dite « route du poisson » relie Boulogne-sur-mer à Paris en 24 heures, sur les traces de la route commerciale qui existait avant la généralisation du chemin de fer.
Dans le bassin minier, les chevaux ont fait partie du quotidien des mineurs jusqu’à ce que des machines soient plus performantes et viennent les remplacer. De nombreux poêmes, récits de mineurs ou histoires populaires ont pour base le respect de l’ouvrier « méneu d’quévaux » pour l’animal dont il avait la charge au fond. L’exploitation du cheval comme animal-machine peuple l’inconscient collectif, c’est un phénomène culturel.
La région compte également de nombreux centres équestres et plus de 35000 personnes ont une licence sportive liée à des sports équestres, au point que la région se classe troisième dans ce domaine. Le cheval est donc également massivement exploité pour le loisir.
La viande de cheval est consommée de manière traditionnelle dans la région. Elle est présente en steack, en saucisson, ou hachée… et se mange beaucoup en tartare avec des frites. Sur tous les marchés, un camion de boucher chevalin est présent, et la tradition veut que les enfants qui accompagnent le client se voit offrir une tranche de saucisson de cheval. C’est une des raisons pour lesquelles la région consomme beaucoup de viande « équine » : elle a le goût de l’enfance… Les gens qui mangent la chair des chevaux disent l’apprécier car elle serait tendre et sucrée, le glycogène présent dans les fibres des muscles du cheval, et qui lui permet de produire un effort ntense, donne le goût de glucose à sa chair.
Le scandale findus repose en partie sur le fait que des omnivores, qui mangent donc pourtant des animaux, refusent de manger des chevaux, et se sentent donc heurtés moralement. Bien sur cette tendance doit être encouragée par les vegan, car elle est favorable aux animaux, pourvu qu’elle se généralise. L’hippophagie a longtemps été un tabou, notamment a cause de son interdiction par l’église catholique. Ce n’est qu’au 19ème siècle, en pleine période d’exode rural, alors que la pression démographique est importante, qu’elle est encouragée. Sous la bénédiction de la SPA, Emile Decroix, vétérinaire militaire originaire du Pas de Calais, se fait promoteur de la conssommation des chevaux. Il pensait que manger la viande de cheval permettrait d’offrir une motivation aux propriétaires pour faire abattre les animaux avant qu’ils ne souffrent trop des conséquences du travail et de la vieillesse. Ainsi, manger de la viande de cheval apparaissait comme une mesure de protection des animaux. On trouve aujourd’hui un argument proche chez les éleveurs de chevaux de trait pour la boucherie qui affirme que sans eux, certaines races de chevaux auraient disparu, et qu’ils sont donc des défenseurs de la biodiversité. On voit ici une illustration de ce que les omnivores engagés dans la lutte contre une seule forme d’exploitation animale (corrida, chasse, hypophagie, élevages industriels, etc) ne peuvent mener à une action cohérente et sont donc condamnés à l’échec du point de vue des animaux.
Dans l’affaire Findus, ce qui a motivé les intermédiaires qui ont vendus la viande de cheval en faisant croire qu’il s’agissait de boeuf, c’est l’opportunité de réaliser un profit supèrieur. Faire du profit est la base même de l’entreprise capitaliste, la tromperie permet ici de réaliser un bonus. Cela est possible car la chair du cheval a une valeur marchande inférieure à celle du boeuf.
Le calcul est le même chez la personne qui se rend chez le boucher chevalin : elle sait qu’elle paiera le steak 20% moins cher. La crise fait que les gens ont moins d’argent et cherchent à réduire leurs dépenses, y compris dans le domaine de l’alimentation. La viande de boeuf est considérée comme un produit fini. Elle est la matière qui sort au bout de la « chaîne de montage » de l’éleveur, qui va de l’insémination de la mère, jusqu’au découpage de l’animal tué, en passant par l’engraissement du veau castré. Le boeuf n’a qu’une seule raison d’être, il est l’objet de l’attention de l’éleveur pour la finalité : la revente de son corps mort. Cela fait de la viande de boeuf une viande « noble ». Pour le cheval, la réalité est autre. Sa mort est la finalité d’une vie de travail : pour le loisir, l’agriculture, et par le passé pour l’industrie ou les transports. Le propriétaire décide de vendre l’animal qui ne lui rapporte plus suffisamment en vie. La chair du cheval est réputée moins noble, car elle est disponible en fait par dépit : faute de pouvoir continuer à sauter des obstacles, tracter un soc ou une charette, le cheval est mené à l’abattoir.
Voilà bien la réalité de la vie des chevaux que doivent accepter celles et ceux qui mangent des chevaux comme ceux des omnivores qui s’y refusent. C’est également ce que ne peuvent réfuter ces « amoureux du cheval » qui lui monte sur le dos toute sa vie. Le cheval est dompté, dominé par l’homme. Il est enfermé dans un box, puis sanglé et sellé pour être monté par ces « passionnés ». Et si la législation française permet au propriétaire de refuser que son cheval, vieux et fatigué, soit mené à l’abattoir, il faut admettre que celà concerne une minorité d’animaux. Car les chevaux appartiennent le plus souvent aux clubs équestres qui les exploitent et qui ne s’embarrassent pas d’offrir une retraite au calme pour leurs escalves d’hier. Monter un cheval, c’est participer à la filière industrielle de la « viande équine ».
L’affaire Findus, et plus généralement la question qui transparait, l’alimentation humaine reposant sur l’exploitation animale secoue les consciences. Deux catégories de réactions se dégagent : l’une ouvertement barbare et cynique, dans l’esprit typiquement français d’insensibilité à la question animale, l’autre, se voulant plus moderne, tend vers un altermondialisme qui s’avère compatible avec les idées fascistes.
Les cyniques viennent nous dire qu’il est indifférent que la viande utilisée soit celles de chevaux ou de boeuf. Nous sommes d’accord avec ce constat à la condition qu’on reconnaise que le meurtre d’un animal pour sa viande ne se justifie pas plus pour un boeuf qu’un cheval, une vie est une vie. Mais évidemment, les barbares concluent que la chair du cheval vaut bien celle du boeuf, et qu’il s’agit là d’une questions sans importance. Le cadavre d’un animal est pour eux de la viande, peut importe l’éspèce. Dans le sillage de ces considérations, on a vu se multiplier sur les réseaux sociaux des blagues gerbantes du style « l’homme qui murmurait à l’oreille des lasagnes ». Humour de beauf face à l’exploitation animale et grande passivité par rapport à la question de l’alimentation humaine de ce côté. De l’autre côté, des voix ce sont élevées, notamment au travers des réseaux de la soit-disant agriculture paysanne pour affirmer que le manque de traçabilité des viandes serait due à la mondialisation du commerce. Le bon capitalisme, le capitalisme local, artisanal, permettrait de garantir la qualité des « produits », en évitant les tromperies du style de celles de Findus. C’est la position défendue par Alain Duplat, président du syndicat des artisans-bouchers du Pas-de-Calais, notamment. Evidemment, cette position n’est pas tenable, les bouchers locaux se fournissant hors des frontières françaises pour les mêmes raisons que les industriels, c’est-à-dire acheter moins cher et maximiser les profits face à des gens qui recherchent une alimentation peu chère. Il faut être convaincu de la supériorité de la France, de la qualité intrinséquement meilleure de son « terroir », c’est-à-dire être nationaliste, ethno-différentialiste…raciste en somme, pour croire que le simple fait qu’un animal a été élevé, assassiné et démembré en France est suffisant pour rendre sa chair « meilleure » en quoi que ce soit.
La question pour les gens est de se nourrir de produits de qualité, de pouvoir vivre bien. Or, pour permettre de satisfaire les besoins alimentaires de tou-te-s sans exploiter les animaux, ce qui est la seule attitude réellement porteuse de progrès pour notre civilisation, on ne peut suivre ni la voie des cyniques, ni celle des capitalistes « locaux » ou des fascistes. Il faut produire la nourriture dans l’optique de satisfaire les besoins de tou-te-s, et non pour générer du profit. Autrement dit, il faut abattre le système capitaliste. Et, évidemment, il faut produire une alimentation végane, une alimentation qui exclut toute forme d’exploitation animale.
VENIR EN AIDE A NOS AMIS
A PROPOS DE L’ASSASSINAT DE CENTAINES D’OISEAUX EN MANCHE
Nous avons eu connaissance d’une information locale très grave pour les animaux (nous la reproduisons ci-dessous). Celle-ci est restée quasiment inconnue en France, puisqu’un seul média en a parlé. Les faits se déroulent tout près de nous, en Manche, depuis le 1er Février.
Plusieurs dizaines d’oiseaux ont trouvés la mort et se sont échoués sur les côtés anglaises entre le Sussex et les Cornouailles, c’est-à-dire à une centaine de kilomètres de Calais. Ils sont décédés parce qu’ils se sont trouvés englués dans une huite minérale dont l’origine n’est officiellement pas connue.
Le fait que le bateau qui a laissé échapper cette huile ait pu continuer sa route sans être inquiété montre bien que l’Etat est incapable de surveiller les pollueurs potentiels et de protéger la nature. Car les courants auraient pu amener cette nappe d’huile vers la France, qui a déjà montré son incompétence pour éviter ce genre de ravages. Le fait que des ministres EELV soient entrés au gouvernement ne changerait évidemment rien à cet état de fait.
Il s’agit d’un drame authentique. La faune et la flore aquatique, des micro-organismes qui peuplent chacune des gouttes d’eau de mer jusqu’aux poissons et mammifères marins, tous ces êtres ont déjà dû modifier leurs comportements pour survivre à l’autoroute maritime qu’est la Manche. Ils subissent depuis le 1er Février un empoisonnement pur et simple. Plusieurs centaines d’oiseaux, dont 300 seulement ont pu être sauvés par les bénévoles britanniques, meurrent étouffés, noyés, ou épuisés en cherchant à se défaire de l’hydrocarbure.
Cette information n’a été relayée que par le supplément « nautisme » du Figaro.fr, comme un événement connexe à la sortie voile du week end, en queluquess sortes. En dehors de ce journal d’opinion ouvertement de droite, l’info est introuvable. Les médias de gauche restent muets, preuve que l’écologie est une donnée abstraite en France. Dans le journal, on voit les moustaches de José Bové à Notre-Dame-des-Landes, mais pas la détresse des pingouins en Manche. La nature est considérée comme un décor pour les touristes, comme une proipriété traditionnelle de mythiques bons paysans, et les militants écologistes seraient des hippies farfelus, idéalistes ou passéistes.
En réalité, ce sont ces idées qui sont de l’histoire ancienne!
Le monde nouveau, le monde à venir, c’est nous qui le portons. Nous savons que le capitalisme provoque des drames dans la vie quotidienne de miliers de personnes, notamment dans notre région Nord – Pas de Calais, en maintenant des gens dans la misère. Nous savons que le système ne peut pas être rafistolé, qu’il s’écroule comme un chateau de carte, car il est mauvais. Nous ne voulons pas sauver le capitalisme. Pour autant, nous ne sommes pas de ceux qui rêvent à un futur qui resemblerait à un passé idéalisé. Nous sommes vegan straight edge, nous savons que la vie à la campagne, même avant les ferme-usines et les mega-troupeaux, était déjà basée sur l’exploitation et le meurtre des animaux. De la même manière, nous combattons les nationalistes bourgeois, qui veulent opposer les Nations entre elles dans un affrontement destructeur. Nous sommes antifazscistes, nous savons que les différentes nations sont comme des fleuves qui se rejoignent dans la même mer, l’humanité.
Nous savons que le mode de demain a besoin d’huile minérale, de rouages, de mécanique, de moteurs! La question n’est pas produire ou non, la question est comment produire, et pourquoi produire. La question que pose aujorud’hui les vegan straight edge est celle qui permettra de voir l’humanité et les autres êtres vivants vivrent en paix.
Depuis le 1er février des centaines d’oiseaux sont retrouvés morts près des côtes anglaises. En cause, une huile minérale dont l’origine est encore inconnue. Pour l’instant, les côtes françaises restent épargnées, selon la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), mais l’organisme reste en alerte.
Des centaines d’oiseaux ont été retrouvés morts sur les côtes britanniques entre Brighton et la Cornouailles, depuis le 1er février. La plupart sont des guillemots et des petits pingouins, ils sont retrouvés englués dans une substance visqueuse. Le produit, une huile minérale raffinée, n’a pas encore été identifié. Il est probablement issu d’un composé industriel, largué par un cargo. Néanmoins, il n’y a pas eu de rapport d’événement de pollution dans la zone maritime.Environ 300 oiseaux ont pu être sauvés et sont actuellement traités par la RSPB (The Royal Society for the Protection of Birds), qui qualifie ces échouages de « désastre ».


