POUR L’AMOUR ET CONTRE LES VIOLENCES HOMOPHOBES

Hier soir, dansle Vieux-Lille, imbibés d’alcool comme à leur habitude, des nazis des tribunes du LOSC se sont attaqués à un bar, fréquenté habituellement par des personnes homosexuelles. Plusieurs personnes ont été blessées avant que les clients s’organisent pour mettre les boneheads en fuite. Cette agression est probablement un acte spontané, une opération montée à la va-vite en mode hooligan. Il n’empêche que les actes de violence physique contre les personnes homosexuelles se multiplient ces derniers mois.

L’attaque d’hier soir est une illustration de la progression des idées fascistes et de leur transcription en actes. Ces hooligan-nazi, bodybuildés, littéralement enflés de virilisme se présentent devant un bar, pour, selon leurs propres mots, « casser du pédé ». Le fait d’attaquer à quatre un bar bondé suppose la croyance dans la supériorité du mâle hétérosexuel. Il s’agit là de l’expression de la brutalité contre les personnes que les fascistes considèrent comme faibles parmi lesquels les femmes, les intellectuels, les personnes handicapées…

Le quartier du Vieux-Lille compte de nombreux commerces tenus ou fréquentés par des personnes homosexuelles. Le choix de faire irruption dans un lieu où l’on consomme des boissons alcoolisées n’est sans doute pas neutre. L’alcool joue en effet un rôle central pour les fascistes, il s’agit pour eux d’un moyen de transcender l’individu. Boisson des guerriers, l’alcool n’est donc pas un « truc de pédé », mais est réservés aux « vrais hommes » qui, seuls, « savent » boire ! Battre des personnes homosexuelles, en particulier des hommes, dans un lieu de consommation d’alcool est un moyen de disqualifier, de prouver sa supériorité. Évidemment, dans ce genre de groupes, l’alcool rend surtout les plus jeunes recrues dociles et obéissantes. Après avoir vidé quelques canettes de bière, les skins obéissent aveuglément, et après quelques mois, ils sombrent dans l’alcoolisme et la décadence complète.

Cet événement laisse entrevoir la brutalité et la soif de persécution des fascistes. Il doit être compris au regard de la concurrence qui règne au sein du mouvement fasciste. Les nazis du LOSC ont agi dans la surenchère de la haine contre les personnes homosexuelles qui règne depuis la fin 2012. Ces skinheads sont des personnes dangereuses composant un groupe raciste voué aux pogroms. Il doit être combattu et détruit. Mais son rôle politique est limité.

C’est dans le bouillon de culture des manifestants contre le mariage des personnes homosexuelles que germe le fascisme français dans sa version catholique et nationaliste. La région Nord-Pas de Calais est représentée en nombre dans les mobilisations réactionnaires contre le mariage des personnes homosexuelles. Des personnes sont allées manifester en masse, rejoignant les rangs « sages » des « manif pour tous », ceux des « perturbateurs » jeunes nationalistes, ou ceux des catholiques fascistes de CIVITAS. Parmi elles, les familles catholiques « placées sous les commandements de dieu », comme celles des enfants de Riaumont (à Liévin) baignent dans la culture d’un fascisme politique, c’est-à-dire d’un fascisme qui cherche à accéder aux commandes de l’état français.

Les personnes homosexuelles ont un rôle à jouer pour les fascistes. Elles seront classées comme « inacceptables », elles seront ces « autres » contre lesquelles se forme l’identité irrationnelle d’un groupe uniforme. De fait, les personnes homosexuelles sont menacées pour ce qu’elles sont.

A VEAN, nous sommes pour que les personnes puissent évoluer dans une société dans laquelle elles peuvent vivre un amour véritable. L’amour n’est pas une question d’orientation sexuelle. Une telle société n’est possible que si l’on est débarrassé des fascistes. Nous soutenons les personnes homosexuelles dans leur souhait de fonder une famille aimante, contre les valeurs de la famille française bourgeoise et/ou catholique, qui est le ventre du patriarcat. Nous sommes prêtEs à nous battre au côté des personnes homosexuelles engagées dans une lutte à mort contre le fascisme.

Nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées hier par les fascistes, en particulier celles qui travaillaient.

L’E-CIGARETTE EST UN ACCESSOIRE DES REBELLES SANS CAUSE

Depuis le début de la semaine, les cigarettes électroniques sont vendues dans les pharmacies. Voilà l’info. C’est la façon dont on envisage la santé en France. Pour que les gens accroc au tabac puissent arrêter de fumer, l’industrie pharmaceutique propose, grâce à l’appui de l’état bourgeois qui appuie l’initiative, des vaporisateurs à la nicotine. Il faut vraiment que nous vivions dans une société coupée de la nature pour qu’il soit compliquer de se dire que pour ne plus être dépendant de la nicotine il faut…arrêter de consommer de la nicotine!

Le sevrage du tabac est une chose difficile. D’autant plus que les industriels y ajoutent un tas de produits toxiques pour augmenter la dépendance des fumeurs. Beaucoup de personnes, consommateurs depuis de nombreuses années, ne réusissent pas à décrocher. Le tabac est l’une des drogues les plus dures, dans le sens qu’il rend accro quasiment à la première clope. Mais c’est aussi une drogue qui est dure, car elle tue. Une étude du début des années 2000 attribuait 60 000 décès par ans au tabac. La situation s’aggrave sans doute car les jeunes fument plus tôt qu’avant, et que les femmes fument sur une plus longue période qu’il y a dix ans, d’après l’INSEE. La région Nord-Pas de Calais est particulièrement touchée par la deépendance au tabac, les jeunes fumeurs sont plus nombreux qu’ailleurs en France, les cancers du poumon et de la langue aussi.
Bien sûr, il faut encourager toutes les tentatives de celles et ceux qui pensent à arrêter de fumer. Un arrêt de la cigarette, même si la personne reprend par la suite, malheureusement, sera quand même bénéfique pour sa santé.

Les jeunes sont les cibles prioritaires des industriels du tabac, comme de tous les dealers. Les jeunes sont sensibles à une nouvelle façon de consommer la nicotine qui est apparue depuis quelques mois : la cigarette électronique. Il s’agit d’un appareil electronique qui se charge avec de petits tubes d’un liquide chimique. La personne inhale une vapeur parfumée. Les gens apprécient le fait qu’il ne se dégage pas de fumée, que ça « ne pue pas la clope ». C’est nouveau, technologique et aromatisé. Cette fausse innovation ressemble à ce qu’ont fait les producteurs de boissons alcoolisées dans les années 2000, pour acrcocher les nouvelles générations, ils ont fait des cocktails sucrés, colorés, et les ont mis dans un emballage « fun ». Les prémixes ont ouvert la voie à un nouveau marché d’alcooliques. Les jeunes « e-fumeurs » seront surement massivement des fumeurs tout-court, les industriels auront fait ce calcul.

Parmi les gens qui utilisent la e-cigarette, il y a des fumeurs qui cherchent à arrêter, des jeunes qui se font piéger, et puis il y a les rebelles sans cause.
Ceux-là sortent leur cigarette électronique pour défier l’autorité. Comme si l’interdiction de fumer dans les lieux publics étaient une entrave insupportable à la liberté. La dictature de l’air est leur ennemie. Ces zorro en carton vapotent en publics parce qu’ils n’ont pas d’autre combat. Ils se fichent de savoir si les produits de leur e-liquide ont été testés sur des animaux, ils se fichent de la nature. Les vapoteurs rebelles sont à placer au même niveau que les types qui râlent contre les radars automatiques parce q’ils ne peuvent pas laisser s’exprimer le moteur de leur subaru… Les rebelles sans cause sont toujours au service d’oppresseurs, les anti-radar roulent pour les industriels de l’auto, les vapoteurs roulent pour les industriels du tabac.

LA VIOLENCE ET LA DROGUE COMME A LILLE SUD

Deux « faits divers » ont eu lieu dans des quartiers populaires de Lille et de Marseille. Des jeunes ont perdu la vie, d’autres sont entre la vie et la mort, à cause de fusillades. Les « faits divers » sont la réalité des gens, et ils ont des causes.

La drogue est un poison. La drogue brouille la tete, détruit la santé et la vie sociale de ceux qui en prennent. Elle tue aussi indirectement. La drogue est l’objet d’un trafic qui fait que des dizaines de personnes par ans  s’entretuent en france. Les actes de violence s’accumulent dans les quartiers populaires, les cités ou les zones pavillonnaires. Les fusillades comme celles de mardi à Lille sud et à Marseille Nord sont choquantes, car on tire à l’arme de guerre au pied des blocs. Mais elles ne sont pas quotidiennes. Le quotidien des gens de ces quartiers populaires, c’est celui des voitures qui tournent et des jeunes qui guettent.

Le quartier de Lille sud est un quartier populaire, un quartier ouvrier. Beaucoup des anciens qui vivent à Lille Sud sont venus travailler en france dans les industries de la périphérie de Lille, Ronchin et Loos notamment. Le chômage est plus élevé qu’ailleurs dans l’agglomération, le capitalisme crée de la misère de longue date à Lille sud.

Face à cette situation de pauvreté, une minorité de personnes a choisi la délinquance. Le style de vie à la Tony Montana paraît être un choix de liberté, contre l’impasse capitaliste. En réalité, c’est une illusion. Le crime organisé, et en particulier le traffic de drogues, c’est une affaire de commerce. Et il s’agit de grande distribution, pas d’épicerie fine. Les rôles sont répartis selon une hiérarchie stricte, les salaires sont très inégaux, et les risques énormes. L’achat, la production, et la vente de drogue, c’est une entreprise commerciale qui rapporte quelques centaines d’euros par mois pour les guetteurs qui se gèlent sous la pluie, et des dizaines de miliers pour les chefs, qui sont loin de la rue.

La bourgeoisie ne peut pas lutter contre la drogue, celle-ci fait partie de son quotidien. Combien de notaires, de chefs d’entreprise, d’hommes politiques, de promoteurs immobiliers ou d’exploitants agricoles ponctuent leurs journées -et leurs soirées festives- de rails de coke? De la bonne, hein! Eux non plus ne vont pas trainer dans la rue, ils ont droit aux livraisons à domicile, dans des boîtes à lettre ou par coursier…Mais surtout, le traffic de drogue répond aux règles du capitalisme, et, de ce point de vue, il n’est pas une menace pour l’état et la classe bourgeoise pour qui il travaille. La consommation des drogues, surtout bas de gamme, sur-coupées, fortement toxiques, de celles dont on est accroc rapidement, est un moyen d’empoisonner les quartiers populaires. C’est un couvercle chimique qu’on pose au dessus des gens pour les écraser, pour les empêcher de se révolter. Et ce sont les dealers eux-même qui font la répression : « pas de discussion en bas de l’immeuble, rentrez chez vous et fermez vos bouches! »

L’état fait un coup d’éclat de temps en temps quand il y est contraint, quand les gens commence à dire qu’ils vont se passer de lui. Là on a droit au grand jeu, à la démonstration de force, les chiens, les flics encagoulés, par centaines.  Les habitants de ces quartiers se retrouvent coincés entre les dealers qui imposent leur rythme, qui se tirent parfois dessus au AK-47, et de l’autre un état bourgeois passif le plus souvent, ou militarisé, violent et conquérant une fois l’an.

Nous voulons une vie paisible, sans empoisonneurs, sans fusil d’assaut. Les quartiers populaires n’ont pas besoin de plus de capitalisme. Faire d’une zone résidentielle une « zone franche » en espérant que les bourgeois vont s’y installer parce qu’ils paieront moins d’impôt c’est être naïf, ou cynique. C’est confondre Lille Sud avec les Iles Caîmans.Les quartiers populaires n’ont pas besoin de plus d’état, et surtout pas de l’etat version militaire. C’est là une proposition fasciste, un délire de barbouze rêvant de faire la guerre contre le peuple, d’imposer l’ordre par la force physique.

Nous voulons que les enfants puissent jouer au pied des immeubles, pour ça il faut combattre la drogue et ceux qui la répande. Il faut aiguiser nos arguments contre les poisons, et conquérir un mode de vie libéré de ce qui nous tue. Ce qui nous tue c’est la drogue et le système qui la produit : le capitalisme, la classe bourgeoise et son état.

A PROPOS DE L’ASSASSINAT DE CENTAINES D’OISEAUX EN MANCHE

Nous avons eu connaissance d’une information locale très grave pour les animaux (nous la reproduisons ci-dessous). Celle-ci est restée quasiment inconnue en France, puisqu’un seul média en a parlé. Les faits se déroulent tout près de nous, en Manche, depuis le 1er Février.

Plusieurs dizaines d’oiseaux ont trouvés la mort et se sont échoués sur les côtés anglaises entre le Sussex et les Cornouailles, c’est-à-dire à une centaine de kilomètres de Calais. Ils sont décédés parce qu’ils se sont trouvés englués dans une huite minérale dont l’origine n’est officiellement pas connue.

Le fait que le bateau qui a laissé échapper cette huile ait pu continuer sa route sans être inquiété montre bien que l’Etat est incapable de surveiller les pollueurs potentiels et de protéger la nature. Car les courants auraient pu amener cette nappe d’huile vers la France, qui a déjà montré son incompétence pour éviter ce genre de ravages. Le fait que des ministres EELV soient entrés au gouvernement ne changerait évidemment rien à cet état de fait.

Il s’agit d’un drame authentique. La faune et la flore aquatique, des micro-organismes qui peuplent chacune des gouttes d’eau de mer jusqu’aux poissons et mammifères marins, tous ces êtres ont déjà dû modifier leurs comportements pour survivre à l’autoroute maritime qu’est la Manche. Ils subissent depuis le 1er Février un empoisonnement pur et simple. Plusieurs centaines d’oiseaux, dont 300 seulement ont pu être sauvés par les bénévoles britanniques, meurrent étouffés, noyés, ou épuisés en cherchant à se défaire de l’hydrocarbure.

Cette information n’a été relayée que par le supplément « nautisme » du Figaro.fr, comme un événement connexe à la sortie voile du week end, en queluquess sortes. En dehors de ce journal d’opinion ouvertement de droite, l’info est introuvable. Les médias de gauche restent muets, preuve que l’écologie est une donnée abstraite en France. Dans le journal, on voit les moustaches de José Bové à Notre-Dame-des-Landes, mais pas la détresse des pingouins en Manche. La nature est considérée comme un décor pour les touristes, comme une proipriété traditionnelle de mythiques bons paysans, et les militants écologistes seraient des hippies farfelus, idéalistes ou passéistes.

En réalité, ce sont ces idées qui sont de l’histoire ancienne!

Le monde nouveau, le monde à venir, c’est nous qui le portons. Nous savons que le capitalisme provoque des drames dans la vie quotidienne de miliers de personnes, notamment dans notre région Nord – Pas de Calais, en maintenant des gens dans la misère. Nous savons que le système ne peut pas être rafistolé, qu’il s’écroule comme un chateau de carte, car il est mauvais. Nous ne voulons pas sauver le capitalisme. Pour autant, nous ne sommes pas de ceux qui rêvent à un futur qui resemblerait à un passé idéalisé. Nous sommes vegan straight edge, nous savons que la vie à la campagne, même avant les ferme-usines et les mega-troupeaux, était déjà basée sur l’exploitation et le meurtre des animaux. De la même manière, nous combattons les nationalistes bourgeois, qui veulent opposer les Nations entre elles dans un affrontement destructeur. Nous sommes antifazscistes, nous savons que les différentes nations sont comme des fleuves qui se rejoignent dans la même mer, l’humanité.

Nous savons que le mode de demain a besoin d’huile minérale, de rouages, de mécanique, de moteurs! La question n’est pas produire ou non, la question est comment produire, et pourquoi produire. La question que pose aujorud’hui les vegan straight edge est celle qui permettra de voir l’humanité et les autres êtres vivants vivrent en paix.

Depuis le 1er février des centaines d’oiseaux sont retrouvés morts près des côtes anglaises. En cause, une huile minérale dont l’origine est encore inconnue. Pour l’instant, les côtes françaises restent épargnées, selon la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), mais l’organisme reste en alerte.
Des centaines d’oiseaux ont été retrouvés morts sur les côtes britanniques entre Brighton et la Cornouailles, depuis le 1er février. La plupart sont des guillemots et des petits pingouins, ils sont retrouvés englués dans une substance visqueuse. Le produit, une huile minérale raffinée, n’a pas encore été identifié. Il est probablement issu d’un composé industriel, largué par un cargo. Néanmoins, il n’y a pas eu de rapport d’événement de pollution dans la zone maritime.

Environ 300 oiseaux ont pu être sauvés et sont actuellement traités par la RSPB (The Royal Society for the Protection of Birds), qui qualifie ces échouages de « désastre ».

source

LE STRAIGHT EDGE PRO-SEXE

Ian MacKaye, le chanteur et guitariste des groupes punk Minor Threat et Fugazi, est crédité comme étant le créateur du terme straight edge. Bien qu’il ait déclaré à plusieurs reprises qu’il n’était pas dans son intention à la base d’en faire un mouvement, il demeure aujourd’hui une personne très influente dans la scène hardcore straight edge.

Mais MacKaye ne pouvait que se planter en prétendant ne pas vouloir créer un mouvement, car il appelle à rompre avec les pratiques  égoïstes, superficielles et autodestructrices répandues dans la scène Punk, mais aussi dans le reste de la jeunesse, le poid des principes straight edge grandit. Le sXe devient un mouvement. Ce mouvement est une voie de libération de l’individu qui permet de mieux se respecter et de respecter les autres, en rejetant ce qui nous détruit.

Les paroles du titre « Out of Step« , notamment : »"I don’t smoke. I don’t drink. I don’t fuck. At least I can fucking think. » (je ne fume pas, je ne bois pas, je ne baise pas. Au moins je peux penser), sont un cri de rage, et peuvent paraître un  peu court pour fonder une philosophie… Voici la réponse qu’il donne quand on l’interroge à propos du 3ème X des principes sXe, qui concerne la sexualité.

Le Straight Edge est en réalité pro-sexe. Le sexualité est naturelle et fait partie d’une vie saine. Mais le straight edge est né à une époque où la conquête de liberté sexuelle a souvent signifié le viol commis lors d’un rendez-vous, et ouais, fuck le viol commis lors d’un rendez-vous! Ce à quoi je m’opposais clairement était le sexe abusif, recherché à tout prix, manipulateur. Les gens qui n’ont pas été intéressés par les sentiments des autres personnes, mais seulement par le  fait de conclure. J’ai vu, adolescent, que des motivations des gens ont été carrément captées par le fait de rattraper le « retard » dans la sexualité, au point que beaucoup de douleur et de dommages en sont sortis. Je connaissais des femmes qui ont été violées par des gens qui ne se sont pas soucié de quoi que ce soit d’autre que conclure. Et j’ai juste pensé que cette sorte d’obsession n’était pas saine. J’ai pensé que je me prononcerais contre cela et j’ai obtenu le soutien de beaucoup de monde. Je suis pro-sexe, c’est certain, je n’ai aucune difficulté avec le sexe entre des gens qui veulent faire l’amour. Mais j’ai estimé que trop d’énergie dans notre scène a été dépensée dans des buts égoïstes.

Ian Mackaye, Sober Living For The Revolution

Cette façon de présenter les choses nous convient parfaitement. En effet, le 3ème X ne signifie pas pour nous rejeter la sexualité en bloc, ou la permettre sous condition de mariage, comme le prône certains religieux qui se disent sttraight edgers.

En réalité le cri »I don’t fuck » signifie bien : « je rejette la culture du viol, la sexualité qui consiste à consommer l’autre, à abuser de lui ». Ce qui est rejeter par nous autres Edgers, c’est la sexualité qui est fondée sur des rapports de domination.

NON, LA DROGUE NE PERMET PAS D’EXPLORER LA REALITE

Vean est un groupe de personnes veganes straight edge et antifascistes. Par conséquent, notre mode de vie nous permet de rejeter chaque jour les drogues et les comportements oppressifs envers les animaux, cela est indissociable de la lutte contre le fascisme. Les gens qui nous lisent ne sont pas tous vegan, ni straight. C’est le cas de la personne, qui nous a envoyé ce mail :

Personnellement, je prends des champi et bois de temps en temps du vin ou de la bière. Que pensez-vous de ceux qui disent « les gens prennent des drogues pour explorer la réalité, pas pour s’en échapper »?

C’est bien. les gens peuvent faire ce qu’ils veulent, y compris faire de la provoc’ avec des straight edgers. Les conommateurs de drogues sont libres, et tant que leurs choix personnels n’effectuent pas ceux qui vivent autour d’eux, nous n’avons que peu de critiques pour leurs comportements de destructtion individuels. Mais es-tu certain de pouvoir dire que ton comportement n’a aucune influence négative autour de toi?

Le fait que les gens sentent qu’ils doivent « explorer la réalité » est un signe de comment notre réalité est pourrie. Car enfin, il y a un monde entier, là, qui est composé de choses belles, de choses stupéfiantes! La nature est belle. Nous semblons l’oublier. Nous devrions plutôt explorer les bois, observer le cours d’une rivière que nous droguer. C’est cela explorer vraiment la réalité.

Malheureusement, notre planète semble hors de portée à la plupart des gens. La majorité des êtres humains sur Terre vit dans des villes qui s’étalent, composées de constructions sans vie, bétonnées. Nous ne sommes pas connectés à la nature. Nous ne pouvons pas simplement marcher droit devant pour explorer et nous émerveiller de notre environnement, parce qu’il est fait de structures froides, ennuyeuses, sans vie.

Il existe bien des morceaux de nature, mais il sont toujours plus rares et inaccessibles. Ils sont trop loin pour les gens sans argent pour se déplacer et, même s’ils sont proches, beaucoup de gens n’ont pas le temps.  Notre quotidien c’est le salariat, nous faisons corps avec la machine, et nos loisirs consistent à chercher à nous laver la tête à la maison, àmanger, et dormir avant le jour suivant!

Cette façon de vivre est effroyable. Nous pouvons comprendre pourquoi certains veulent explorer des sensations alternatives. Mais pour nous, vegan straight edge, la préférence est de garder les pieds ancrés dans le sol et de trouver la beauté dans la réalité.

MISE AU POINT A PROPOS DE NOTRE CITATION DE BENTHAM

Avant-hier nous avons publié, sans commentaire, une citation de Bentham. Il est  nécessaire de revenir sur cette publication, et de donner des explications, car nous voulons être bien compris.
Nous avons eu tort de publier une phrase d’un auteur que nous ne connaissons pas, et,  il faut l’avouer, hors contexte, car nous l’avons recopiée d’une brochure animaliste.

Nous sommes mobiliséEs pour la cause animale parce que les animaux sont des êtres sensibles qui souffrent individuellement et collectivement du sort que leurs font subir les humains, en particulier dans le cadre de la société capitaliste. Nous sommes d’accord avec Bentham en ce sens : les animaux souffrent. Ceci étant, il est évident pour nous que les animaux peuvent raisonner, et il est certain qu’ils peuvent parler entre individus d’une même espèce voire au delà de leur espèce. Ces faits sont prouvés par la science et toute personne sensible ayant observé des animaux en groupe ne peut qu’être convaincue de cela.
Bentham a donc tort, et nous le savions en reprenant la citation. Mais Jérémy Bentham (1749-1832) a l’excuse d’être d’un autre siècle, d’une époque historique moins avancée scientifiquement que la notre.

Mais alors, pourquoi avoir cité cette phrase, si Bentham a tort?

 

La réponse est que nous avons compris la chose comme cela : il n’est pas nécessaire d’avoir la certitude qu’un animal puisse raisonner, il n’est pas nécessaire d’être convaincu qu’un animal puisse parler, pour s’abstenir de le faire souffrir. Car tous les animaux sont des êtres sensibles à la douleur, qu’elle soit morale ou physique.
Trop de personnes, y compris parfois dans le milieu militant, ne sont révoltées que parce que les animaux opprimés, emprisonnés, torturés et assassinés ont des caractéristiques humaines. Pour ces personnes, tel animal est digne d’intérêt (à l’exclusion d’un autre) parce qu’il est d’une intelligence rare, ou parce qu’ »il ne lui manque que la parole ». Combien d’opposants à l’hippophagie mangent-ils la chair du poulet? Combien d’opposants à la corrida chassent-ils les mouches chez eux à grands coup d’insecticide?

Nous avons été touchéEs par cet argument de Bentham : la souffrance existe, même chez les animaux qui nous semblent éloignés de l’espèce humaine. Mais là encore, à bien y réfléchir, nous avons eu tort.

 

Et c’est Bentham qui nous a mis dans le mur.

 

Jérémy Bentham est un penseur, et il a inventé un courant de pensée appelé « utilitarisme ». Pour ce courant de pensée, toute chose doit être jugée en fonction des conséquences qu’elle a. Une chose est positive, ou négative, non pas en elle-même, mais en fonction des conséquences qu’elle a. Si on applique ce principe à la cause animale, la mise à mort d’un animal doit être évaluée en fonction des conséquences qu’a l’acte de mise à mort. On se trouve alors à entrer dans les considérations sur la souffrance de l’animal, comme cela était le cas il y a quelques mois avec le débat autour de l’abattage rituel des animaux. Si on suit la logique utilitariste de Bentham, le fait de tuer un animal est plus acceptable sans souffrance. C’est cette idée de Bentham qui a inspiré le courant « welfariste » qui cherche à réduire les souffrances des animaux.

A VEAN,  nous voulons la liberté pour les animaux!

La nature a une valeur en elle-même. Les animaux ne méritent pas notre respect parce que dans le cas contraire, ils souffrent.  En réalité, les animaux doivent être respectés car ils sont vivants.

Il faut corriger la citation :

La question n’est pas :
peuvent-ils raisonner ?
ni : peuvent-ils parler ?
ni même : peuvent-ils souffrir ?
mais : sont-ils vivants ?

CAMPAGNE DE SOLIDARITE AVEC LES ANTIFASCISTES DE HENIN BEAUMONT

- Communiqué n°2, suite au procès -

Ce mardi 6 novembre 2012, Seb a été condamné à 300 euros d’amendes par le tribunal de Béthune pour le fait de port d’arme de 6ème catégorie le soir du second tour de l’élection législative à Hénin-Beaumont. Le tribunal a également condamné Seb à 1 mois de prison avec sursis pour refus de prélèvement ADN, comme l’a requis le procureur de la République.

Le tribunal n’a pas retenu les 2 mois de prisons avec sursis requis par le procureur pour le port d’arme de 6ème catégories. La peine de 300 euros et bien en deçà des dix ans de prison et 3.750 euros encourus.

Depuis la garde-à-vue où la police voulait retenir des faits de participation à un regroupement violent et armé, en passant par la mise en examen pour port d’arme en réunion, jusqu’à ce mois de sursis et cette amende de 300€, la pression de l’Etat n’a fait que diminuer. C’est le signe que la mobilisation et la solidarité antifasciste ont fonctionné. C’est la preuve qu’il ne faut jamais rester isolé face à la répression.

L’Etat voulait faire croire que les antifascistes sont des provocateurs qui cherchent la violence et le désordre : les faits ne font que prouver le contraire ! Ce sont les fascistes qui sont les partisans de la violence gratuite, du désordre et de la haine infondée. Les antifascistes se battent pour la justice, l’unité et la solidarité au sein du peuple.

Maintenant que Seb n’est plus inquiété judiciairement – si ce n’est ce sursis injuste qui plane au dessus de lui pendant 5 ans, nous devons continuer à nous mobiliser et faire vivre l’antifascisme dans le bassin minier. Le Front National ne cesse de se développer et la violence ou provocations fascistes continuent de se multiplier dans la région. Nous ne pourrons compter que sur nos propres forces et notre unité pour y faire face.

La conquête d’Hénin-Beaumont et de larges parts du bassin minier est un des objectifs prioritaires de l’extrême-droite qui voudrait faire croire que le nationalisme est une solution à la misère du peuple. Le procès de Seb n’était qu’une étape dans la longue bataille qui oppose et opposera de plus en plus toutes les personnes progressistes à la montée en puissance du fascisme et de sa terreur.

Vive la solidarité antifasciste,

Vive l’unité populaire antifasciste à Hénin-Beaumont, dans le Nord-Pas-Calais et partout en France !