LA VITAMINE D, LES VACHES ET LE SOLEIL

Print Friendly

D’après la Fédération Nationale des Producteurs de Lait, en France, 3.895.000 vaches laitières produisent 22.6 milliards de litres de lait par an. Dans les fermes usines et dans les exploitations soit disant biologiques, on arrache à chaque animal près de 6000 litres de lait par an. Ce lait est ensuite vendu soit en tant que tel, soit sous forme de produits finis de l’industrie agro-alimentaire : fromages, crèmes, poudres et produits dérivés de toutes sortes.

Comme toutes les filières industrielles, les producteurs de lait s’organisent pour communiquer en direction des consommateurs, afin de vanter la qualité de « leur » marchandise. Les campagnes publicitaires pour les produits laitiers s’articulent autour de deux arguments : d’une part le goût authentique d’un produit prétendument naturel, d’autre part (plus récemment) le fait que ces aliments seraient bons pour la santé des êtres humains.

L’argument de l’authenticité des produits laitiers renvoie à l’identité française comme attachement à la terre. Le secteur  industriel de l’exploitation des vaches (mais aussi des chèvres, des juments, des ânesses et des brebis) propage le mythe d’une france des régions, des recettes de grand-mères, d’une france immuable et rassurante qui serait authentique, où il ferait bon vivre, où l’on mangerait bien. Un ancien slogan publicitaire disait « les produits laitiers, des sensations pures« , on n’était pas loin du « la terre, elle, ne ment pas » de la France de Vichy.

Une vie de tristesse, de souffrance et de torture

L’argumentaire santé repose sur le nouveau slogan de la filière-lait, particulièrement choquant pour les personnes veganes : « le lait la vie!« . C’est une propagande efficace, un modèle du genre, froid et cynique, qui cherche à faire croire que l’exploitation des animaux, c’est la vie. Ce serait la vie de faire naître des petits, les nourrir quelques temps par allaitement, puis les séparer de leurs mères, pour ensuite tirer le lait de l’animal jour après jour, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Ce serait bon pour les êtres humains. Voilà peut être le sens de cette propagande?

L’argument santé principalement mis en avant par les industriels, c’est la teneur en calcium du lait. Le calcium contenu dans le lait des animaux serait bon pour les humains en bas âge et les humains agés, parce que le calcium est un élément qui constitue les os. La communication des producteurs de lait insiste donc sur cette recommandation farfelue : il faut consommer trois produits laitiers par jour pour être en bonne santé.

Les personnes veganes sont souvent questionnées dans la vie de tous les jours à propos des carences, et en particulier par rapport aux carences en calcium. C’est que la propagande en faveur de l’industrie laitière existe depuis longtemps. Sous la forme d’une association depuis les années 1970, mais elle existait déjà auparavant du fait de l’état français qui soutenait ce secteur économique important. L’amalgame « santé-consommation de lait » est donc une vieille histoire si bien qu’il faut souvent que les personnes veganes multiplient les arguments pour démontrer que les êtres humains ne doivent pas la résistance de leur squelette à la consommation du lait qu’un animal d’une autre espèce produit naturellement pour son petit. Les personnes veganes doivent souvent démontrer que le calcium est aussi présent dans les végétaux, et que l’on peut parfaitement être en bonne santé en tirant le calcium d’une boisson à base d’amande, par exemple.

De plus, concernant le point précis du rapport entre apport de calcium et santé des os, il est faux de considérer qu’ingérer du calcium suffit. Le corps n’est pas une mécanique qu’il suffirait saturer de liquide pour qu’il fonctionne.
C’est la vitamine D qui permet à l’intestin d’absorber le calcium présent dans l’alimentation pour qu’il puisse être utilisé par le corps.

La plupart des français, omnivores et mangeurs de fromage, sont carencés en vitamine D

Une équipe de scientifiques de l’université Paris 13 a recueilli les données contenues dans l’Étude nationale nutrition santé (ENNS) pour évaluer le taux de vitamine D des adultes français. Une forte proportion (80 %) présentait une insuffisance et près de la moitié (43 %) souffrait d’un déficit modéré. Enfin, les carences sévères se sont avérées peu fréquentes (5 %).

Quel que soit le niveau de carence, les déficiences étaient courantes chez :
-les fumeurs ;
-les personnes ayant peu d’activité physique ;
-et les habitantEs des zones à faible ensoleillement.

La culture bourgeoise est celle de l’apparence, le soleil est considéré comme un produit de beauté, une sorte de lampe à bronzer. En vérité la nature, dont les êtres humains font partie, est un système complexe. Ainsi on ne peut séparer les éléments les uns des autres, et considérer que se gaver du lait d’un animal d’une autre espèce fera des individus en bonne santé, quand bien même ils fumeraient, n’auraient pas d’activité physique et seraient privés de la lumière du soleil.

Nous pouvons facilement nous passer du lait des autres animaux, et tirer le calcium nécessaire des plantes. Ce dont nous avons besoin, au risque d’être malades, c’est de soleil! Les individuEs doivent capter les rayons solaires, en exposant leur visage et leurs mains, pendant au moins dix minutes par jour (un peu plus pour celleux qui ont la peau mate ou noire) et ce même si le temps est couvert comme souvent dans le Nord Pas de Calais.

Il faut libérer les vaches, il faut libérer les êtres humains : tous les animaux doivent doivent vivre libre dans la Nature, et profiter du contact avec les éléments!

Avec mots-clefs , , .Lien pour marque-pages : permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>