LA LEGENDE DE MARIE GROETTE ET DEMAIN

Le Pas de Calais est traversé par de nombreux cours d’eau, des fleuves, des rivières. Les huit proncipaux sont l’Authie, la Ternoise, la Planquette, la Créquoise, le Bras de Brosne, la Lys et l’Aa. La région est aussi criblée de mares, de lacs et d’étangs, qu’ils soient d’origine naturelle ou créés par l’Homme. L’eau est, en plus de la pluie, une préoccupation importante des gens du pas de calais. Un personnage mythique illustre bien cet intérêt. C’est Marie Groette.   

Wateringues, près de Saint Omer. Avril 2014

Wateringues, près de Saint Omer. Avril 2014

L’origine de la légende de Marie Groette est méconnue, et peu nous importe. Ce qui est frappant, c’est qu’elle soit encore si vivace. Grosso modo, les personnes qui ont grandi au sud d’une ligne Etaples-Saint Omer connaissent Marie Groette. La légende raconte que ce personnage féminin guette les enfants qui s’approchent trop près de l’eau et les noie. Pour attraper les enfants, et les maintenir au fond de l’eau, Marie Groette se sert de son « groet« , c’est à dire d’un outil paysan, un croc à quatre dents.

La domestication de l’eau est un enjeu dans le Pas de Calais. Au Nord-Est, les humains ont drainé les sols au moyen de watringues (watergang) pour obtenir des polders. La terre agricole a été arrachée à la mer par la force du travail.  Le groet est donc l’outil qui permettait aux paysans de cultiver le sol riche en matière organique qu’ils avaient gagné sur l’eau. Dans le bassin minier, autrefois, l’eau été pompée du sous-sol pour permettre l’exploitation de la houille. La domestication de l’eau a, de manière générale, amené de la prospérité. Bien entendu, l’eau a bien du faire quelques noyés dans le même temps…

Aujourd’hui encore, les wateringues doivent être entretenus et ajustés pour éviter les inondations. Des controverses existent sur le devenir de certains polder, on imagine que certaines zones doivent redevenir des zones de marais, ce qui crée des conflits d’intérêt. Dans le bassin minier, la gestion de l’eau est un casse-tête, puisqu’elle est à la fois largement polluée et imprévisible. Les sous-sols sont saturés de produits chimiques laissés par les activités humaines. Et puis les mouvements du sous-sol perturbent le cycle de l’eau, effondrant des réservoirs naturels, provoquant des effleurements de la nappe phréatique et allant même jusqu’à modifier le sens du cours des rivières.

Marie Groette est toujours présente dans l’imaginaire des habitants du Pas de Calais. La culture paysanne et les légendes liées à la nature posent, même si c’est de manière confuse, des questions importantes concernant notre milieu. Le tout est de savoir si nous pourrons y trouver l’élan nécessaire à la compréhension de la réalité matérielle, ce qui est indispensable pour faire face aux enjeux de demain.

AU BOIS DE LA LOUVIERE, LA VIE INSPIRE LE RESPECT

Le bois de la Louvière fait partie de l’ensemble forestier du bois des Dames (630 hectares), encadré par les agglomérations de Bruay-la-Buissière, Lapugnoy, Marles-les-Mines et Gosnay. Le bois de la Louvière a des particularités qui en font un milieu rare. Il est situé sur une petite colline et présente une alternance de sols secs et humides, on compte de plus de 500 mares. Par endroit, le sol est sableux, comme s’il s’agissait d’une dune. Le bois de la Louvière est répertorié comme un « secteur de grand intérêt biologique ou écologique » parmi les « Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique ».

Bois de la Louvière, Lapugnoy. Juin 2014

Bois de la Louvière, Lapugnoy. Juin 2014

Le bois est parsemé d’un véritable réseau de pièces d’eau. Plus de 500 mares, dont certaines ont été formées à partir d’impacts de bombes de la seconde guerre mondiale, sont des lieux de vie pour de nombreux animaux. Huit espèces d’amphibiens sont répertoriées, dont la grenouille rousse.
Ce réseau de mares a également un rôle important dans le cycle de l’eau et la conservation de la structure des sols. En effet, les mares forment des retenues d’eau dans la pente. Ainsi, l’eau de pluie qui ruisselle descend lentement. Elle est en quelque sorte stockée naturellement. Ce phénomène évite que l’eau arrache la couche visible du sol en suivant la pente et l’emmène en contrebas. L’eau pénètre donc lentement dans le sol, en traversant les différentes couches organiques et minérales qui jouent un  rôle de filtre. Cette eau est consommée par les végétaux qui s’épanouissent sur les différents types de sol du bois. Les mares sont donc des alliées actives au développement de la vie dans le bois.

La mare centrale est de taille plus importante. Elle a une couleur foncée, comme si son fond était noir. Elle est bordée de plantes très diverses allant de l’herbe rase de type gazon aux grandes fougères comme on en trouve dans les sous-bois humides en bas de la colline. Cette mare est remarquable. Elle constitue un exemple magnifique du fait que la vie est capable de se développer dans des milieux qu’on pourrait croire hostile. Moins de 350 sites sont comparables en France, et quatre seulement dans le Nord – Pas de Calais. L’eau de cette mare est pauvre en nutriments et particulièrement acide. Pourtant, on peut voir de nombreuses espèces végétales pousser dans cette eau qui est également peuplée d’animaux. La vie triomphe de toutes les difficultés.

Plus haut dans le bois, on trouve une clairière. Cette zone, fleurie au printemps, est en fait une grande sablière. Ce sable est le témoin d’une époque lointaine à notre échelle (60 millions d’années environ) à laquelle la mer était présente. Aujourd’hui, ce sol de sable (et donc acide) permet le développement d’espèces végétales et animales qui dépendent de ce milieu riche en silice.

Le bois de la Louvière est connecté au reste du bois des Dames qui est lui-même proche du bois de Roquelaure, de l’autre côté de l’agglomération de Lapugnoy. Il constitue donc un maillon d’une vaste chaîne de milieux naturels. Cette interconnexion permet la présence d’espèces vivant dans de grands espaces. On sait ainsi que la Bondrée apivore, grand rapace se nourrissant d’insectes, est présente dans ces bois l’été.

Les humains ne voient pas la Terre comme la Bondée apivore. Cet animal migrateur sait qu’après avoir passé l’hiver dans une forêt humide d’Afrique centrale, il va pouvoir trouver en été à Lapugnoy, au bois de la Louvière, le milieu précieux indispensable à sa survie. Les humains ont vu au cours du 20ème siècle que la silice de la butte sableuse pouvait être utilisée pour l’industrie du verre. Ils l’ont alors exploitée. Jusque là, le bois « de l’abri des loups » (le sens du mot « Louvière ») était considéré comme un lieu hostile aux humains, inutile puisque sa terre n’était pas cultivable.

Aujourd’hui, nous savons que ce milieu est précieux. Pourtant, en circulant sur les sentiers tracés dans le bois, on voit flotter dans les mares des emballages de chips, on trouve des canettes de bière à moitié enfoncées dans le tapis de feuilles mortes… C’est le signe que nous ne sommes pas capables de nous connecter à ce milieu où la vie pulse de partout. C’est le signe  de l’individualisme destructeur selon lequel ce qui n’appartient à personne, chacun peut se l’approprier !
Ce comportement qui détruit la vie avec cynisme ne peut pas triompher, il est contraire à la vie de la Terre. Il doit être combattu et disparaître.

PLATE-FORME DE MARQUION – TOUJOURS PLUS DE BETON

Canal Seine Nord Europe – Monsieur le Président « C’est maintenant ». C’est le titre donné à un recueil de lettres ouvertes d’élus et de chefs d’entreprises au Président de la République pour demander l’activation du projet de canal Seine-Nord. Pour réclamer sa mise en eau en 2022, ces notables des départements au nord de Paris mettent en avant l’intérêt prétendument écologique du projet. En réalité, le projet et sa réalisation seront essentiellement tournés vers les humains.

canal-dourgesLe projet de canal Seine -Nord Europe repose sur la liaison Seine-Escaut modifiant les transports dans le nord de l’Europe. Il vise à relier par un nouveau canal à grand gabarit le port du Havre au Benelux. L’idée est portée par la corporation française du transport fluvial depuis le milieu des années 1970 et a été réactivée dans le cadre du « Grenelle de l’environnement ».
L’ampleur des travaux à réaliser est impressionnante. Il faut bâtir un canal à grand gabarit de 106 km de long, sur 54 mètres de large. Ce canal reliera le canal Dunkerque-Escaut à grand gabarit  à l’Île-de-France via l’Oise. Cela permettra de mieux connecter les ports du Havre et de Rouen, avec les ports de Dunkerque, Anvers et Rotterdam, ainsi qu’avec le réseau fluvial du Benelux et le bassin du Rhin.

Le trajet des super-péniches sera ponctué de séquences de chargements et de déchargements de leurs marchandises. Pour réaliser ces opérations, un certain nombre de plates-formes multimodales (entre 2 et 5 selon les hypothèses de financement) seront créées au fil du canal. Ces plates-formes sont des zones industrielles consacrées à la logistiques des transports. Le terme « multimodal » signifie que différents modes de transports sont reliés sur ces zones qui sont en fait de gigantesques nœuds routiers. Les marchandises sont passées d’un mode de transport à un autre : le train, le camion, le bateau, l’avion…
Dans le Pas de Calais, une de ces plates-formes sera installée à Marquion, dans le sud-est de l’Artois.

Le projet est présenté comme une avancée du développement durable. Alain Geste, député de la Somme, Vice-Président de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée Nationale, et signataire de l’une des lettres ouvertes en faveur du projet l’affirme : « l’enjeu est double : à la fois économique et écologique. En cela, c’est véritablement un projet de développement durable. »
Il ne s’agit donc pas d’un projet développé pour la Nature, pour préserver les écosystèmes, mais pour tenter de concilier « l’économie et l’écologie ».
Patrice Carvalho, député de l’Oise, Maire de Thourotte et signataire d’une lettre ouverte précise qu’ « une péniche de 1500 tonnes émet 4 fois moins de CO2 à la tonne transportée qu’un poids lourd ».

Mais en réalité, il s’agit d’augmenter la quantité de marchandises transportées, en désengorgeant les axes de transports existants, notamment les autoroutes. La question n’est pas de savoir quel est le mode de transport le moins polluant à égalité de matière transportée. Le but est d’augmenter le flux des transports, la quantité de marchandise transportée, donc pas moins de CO2 en vue !
Et, avant cela, il faudra construire le canal. Des milliers d’hectares de terres agricoles ont été placées en réserve foncière. 55 millions de mètres cubes de terre devront être déblayées pour réaliser les travaux.

La construction du canal, et la mise en fonction des plates-formes multimodales, c’est une grande opération de bétonnage. Du béton en plus de celui qui existe, et non du béton en moins.
Pour s’en convaincre, il suffit de voir ce qui s’est passé depuis la mise en place de la plate-forme multimodale de Dourges. Le trafic sur l’autoroute A1 n’a fait qu’augmenter, son entrée en fonction en 1999n’a donc pas eu d’effet positif. En plus, les entrepôts qui entourent la plate-forme proprement dite ont grignotté 15 hectares supplémentaires et devraient voir arriver une nouvelle série d’entrepôts de 300 000 m2 d’ici deux ans. Pour toutes ces installations, il faut des routes, du béton, tirer des câbles électriques, passer des conduites de gaz, d’eau et d’assainissement.

Il n’y a aucune raison que la plate-forme de Marquion suive une autre voie que celle de Dourges, celle de l’approfondissement de l’empreinte des humains.

CHANGEMENTS DE STATUTS A LA SPA : LES ANIMAUX N’EN ONT PAS BESOIN

La Société Protectrivce des Animaux (S.P.A) est une association française historique de la protection animale. Elle a son siège à Paris et des délégations locales qui gèrent des refuges et des dispensaires. Dans le Nord- Pas de Calais, la SPA de Paris tient trois refuges (Tourcoing, Saint-Omer et Tilloy-les-MOfflaines) et un dispensaire (Liévin). Le 5 juillet, les adhérents de la SPA de Paris sont appelés à une AGE (une Assemblée Générale Extraordinaire). Tous les adhérents ont reçu par courrier inviduel et des documents pour voter par internet, jusqu’au 5 juillet.

Voici un extrait de l’appel à voter pour l’AGE signé de la Présidente nationale de la SPA, Natacha Harry :

« (…) votez pour l’AGE du 5 juillet prochain, votez massivement contre l’euthanasie !
Ce sera un signe important pour tous ceux qui, à la Société Protectrice des animaux, se dévouent chaque jour pour le bien-être physique et affectif de nos pensionnaires.
Votre vote, votre soutien dans cet engagement solennel qui nous engage bien au-delà des mots sont importants pour les animaux et pour tous ceux qui aiment notre association.
Enfin, ce vote nous permettra aussi de nous distinguer de toutes autres SPA qui ne sont pas Notre SPA, ce qui crée des confusions dommageables à notre  action et notre image. Nous vous proposons de voter aussi en faveur d’une dénomination nous permettant de faire la différence : Société Protectrice des Animaux (SPA).(…) »

L’association vient de changer de Direction et celle-ci propose aux adhérents de modifier les status de l’association. C’est l’objet de cette AGE. La Présidente pose ces modifications en terme d’engagement : « cet engagemet solennel qui nous engage bien au-delà des mots« .

L’assemblée des adhérents permettra la modification de l’article 1er des statuts :

« La Société Protéctrice des Animaux (SPA) proclame ne procéder à aucune euthanasie qui ne soit pas justifiée par des impératifs médicaux ».

Dayron, x berger de 3 ans, refuge de Tilloy-les-Mofflaines - juin 2014

Dayron, x berger de 3 ans, refuge de Tilloy-les-Mofflaines – juin 2014

C’est cet élément moral qui est mis en avant pour obtenir un vote massif des adhérents en soutien à la nouvelle direction de l’asso et communiquer dans ce sens. Alors que la FBB se rapproche par exemple des liquidateurs belges de « animaux en péril« , la question est stratégique. La SPA pourra dire que dans ses refuges, il n’y a pas d’euthanasie, et, de fait, il n’y en aura pas. Ce n’est pas qu’une question de forme, de nombreuses conséquences pratiques découleront de cet engagement pour les animaux.

Au delà de ce point, c’est un bras de fer avec les autres orga de PA qui semble s’engager. L’association étant historique, son nom est même passé dans le langage courant. Bien souvent quand les gens parlent d’un refuge en général, ils disent « une S.P.A« . Dans le secteur, on entend donc souvent parler de la SPA de Vermelles ou de la SPA de Béthune. Mais ces refuges ne sont pas liés à l’association SPA de Paris. Ce sont des refuges tenus par des associations de protection animale indépendantes de la SPA de Paris (SPA d’Artois à Vermelles) ou même ils ne sont pas associatifs mais administratifs (refuge intercommunal de Béthune). La SPA souhaite lutter « contre les tentatives de parasitage » dont elle prétend faire l’objet.

La SPA se transforme. Elle investit dans la communication, se positionne face aux autres acteurs de la protection animale, défend sa marque… C’est clairement le comportement d’une entreprise sur un marché, qui se défendant face à la concurrence. Alors, la transformation de la SPA en entreprise est-elle une bonne chose?

Evidemment non. Les animaux de la délégation de SPA de Paris à Tilloy-les-Mofflaines n’ont pas besoin que la marque SPA soit protégée de la contrefaçon. Et les animaux des autres refuges du secteur n’ont rien non plus à y gagner. La SPA de Paris tourne le dos aux autres organisations en se désolidarisant. Elle semble dire : « attention, le label de qualité, c’est nous qui le possèdons. Les autres refuges n’ont qu’à se débrouiller, nous n’avons rien à voir avec eux ». La SPA de Paris agira avec esprit de concurrence contre les autres refuges.

Les animaux n’ont pas besoin de cela.

Une grande association comme la SPA de Paris pourrait encourager la multiplication et le développement de petits refuges. Elle pourrait investir ses millions pour organiser des voies permanentes de covoiturage pour les transports d’animaux dans toute la France, faire vivre des réseaux de bénévoles, dans leur formation aux soins animaliers, etc. La SPA de Paris pourrait facilite la naissance d’un mouvement massif de nombreuses personnes en faveur de la cause animale.

Au lieu de cela, la SPA de Paris organise une AGE, moment démocratique de sa vie associative, tout en prenant une orientation qui va vers moins de démocratie dans la Protection Animale.

REFUGES DU BASSIN MINIER – POURQUOI IL FAUT ENTRER DANS LES RESEAUX DE BENEVOLES

Que devient l’animal que l’on a recueilli puis confié à une institution qui le prend en charge ?
Tout le monde sait que certaines structures qui tiennent les animaux enfermés (volontairement nous ne les appelons pas  « refuges ») se débarrassent des animaux en les tuant. Pour ne pas se rendre complice de ces assassinats, il est nécessaire de s’informer… et de s’engager.

Gribouille - chaton pris en charge par l'association des chats libres de Loos - novembre 2011

Gribouille – chaton pris en charge par l’association des chats libres de Loos – novembre 2011

Dans le bassin minier du Pas de Calais, les refuges intercommunaux de Béthune (Artois Comm), de Lens (CALL) et de Hénin-Beaumont (CAHC) pratiquent les « euthanasies ». En réalité, les animaux « endormis » par le vétérinaire ne sont pas tous malades. Il s’agit alors de faire de la place dans les box, selon la logique de la froide gestion administrative. On ne se situe pas dans le geste (lui aussi inacceptable) qui a pour but d’abréger le calvaire de l’animal en souffrance.

Pour empêcher cette hécatombe, les associations mènent une course à deux vitesses.
La première vitesse, c’est une course de fond, un marathon. Les asso déploient beaucoup d’énergie pour diffuser le message de la stérilisation des animaux de compagnie et de l’acte responsable et réfléchi que doit être l’adoption.
L’autre vitesse, c’est le sprint. Les bénévoles courent le plus vite possible dans les lieux qui pratiquent la mise à mort des animaux de compagnie pour les retirer du danger : cela signifie payer les frais, sortir l’animal (contre la volonté de l’institution, ce qui est très difficile), trouver une famille d’accueil ou un refuge.

A ce stade, le réseau est essentiel.

Les associations -notamment les refuges- ont besoin d’argent et de coups de main pour aider directement les animaux. Mais on peut aider de beaucoup de manières différentes : donner de la nourriture, des textiles, on peut aussi aider à la diffusion des annonces d’adoption, organiser des campagnes de soutien, des quêtes de nourriture…
Avant toute chose, il est nécessaire de prendre contact avec les bénévoles. Il faut s’informer et entrer dans le réseau.

ARTOIS COMM – Refuge intercommunal pour animaux
Avenue Georges Washington
62400 BETHUNE
03 21 68 46 94

CALL – Refuge intercommunal
154 Avenue Alfred Van Pelt 62300 Lens
03 21 42 18 88

CAHC – Refige intercommunal
Chemin Buisse, 62110 Hénin-Beaumont
03 21 75 37 95

S.P.A de Tilloy-Les-Mofflaines
Rue Laennec
ZI Est
62217 Tilloy-Les-Mofflaines
Tél. : 03.21.60.09.74./Fax : 03.21.07.43.01.
spa.tilloy@orange.fr
http://tilloylesmofflaines.spa.asso.fr

SPA d’Artois – Foyer animalier VErmellois
Rue Raoul Briquet prolongée
RD 75 . BP 28 . 62980 VERMELLES
ADOPTIONS CHIENS – DANIELE : 03.21.69.30.89
ADOPTIONS CHATS – NICOLE : 03.21.26.27.40 et/ou CHRISTINE : 03.21.65.47.17
refugevermelles@gmail.com
http://refugevermelles.free.fr

TARZAN A ENFIN TROUVE UN FOYER

Les animaux placés dans les refuges peuvent attendre de longs mois avant de trouver une famille d’adoption. Quand l’un d’eux trouve un ami pour la vie, c’est une grande satisfaction pour lui et pour tous les amis des animaux!
C’est ce qui est arrivé à Tarzan.

Voici comment les bénévoles du refuge SPA les Amandiers (à Lavilledieu en Ardèche) racontent son histoire :

Tarzan est né en fin d’année 2003, il a donc 10ans1/2. Il est au refuge depuis novembre 2005, soit depuis  plus de 8 ans ! C’est un très gentil chien, qui adore les câlins, il est extrêmement gentil.
Tarzan a été abandonné avec Princesse et Prince.

Ils ont été adoptés et Tarzan se retrouve seul…

GRANDE URGENCE

Tarzan est l’oublié du groupe ! Il est le seul et l’unique loulou du groupe a être resté sur le bord du chemin. Ses compagnons, des « vieux, pas jolis, des anciens du refuge… » comme lui ont été adoptés, ont trouvé un panier retraite, une famille… sauf lui !!! « Abandonné » encore le loulou…

Prince son dernier compagnon, est parti. Le rêve, l’espoir des soigneurs, était une adoption double avec Tarzan… Mais… difficile de prendre deux vieux lous de cet âge.
Prince est parti, donc le groupe n’existe plus. Et Tarzan n’a pas de lien particulier avec les autres chiens de son box, qui eux, ne sont pas là depuis si longtemps.
Alors Tarzan s’isole des autres chiens.

Ne le laissez pas tomber … Son regard est très triste, il semble avoir perdu l’espoir…

Au refuge, les chiens trouvent des repères, ils s’adaptent à cette vie de détention. Ils ont une vie sociale, avec les soigneurs d’un côté, et avec les autres chiens dans le box, de l’autre. Ils retrouvent un certain équilibre et de la confiance. L’adoption devient alors une nouvelle rupture qui peut causer du stress dans les premiers temps.

UNE PREMIERE ADOPTION RATEE

Il a été sorti, adopté et rendu, il ne s’accoutumait pas à
la vie en appart. Mais après 8 ans de box… du jour au lendemain, « enfermé » confiné en appartement…
la réponse de l’adoptante : « Je pense qu’il ne supporte pas de rester à l’intérieur. Il pleure, gémit et hurle même pendant la nuit. Nous n’avons pas pu dormir pendant 4 nuits… Je pense que Tarzan serait bien dans une ferme, à l’extérieur, avec des copains… Il était heureux quand on sortait faire des ballades… Le reste du temps il pleurait…

Il y a bien quelqu’un qui va lui ouvrir sa maison, et son cœur… .
Ce n’est pas un chien compliqué, je suis persuadée qu’en s’y prenant bien, il s’adaptera très bien.
Donc oui un extérieur avec des copains.. Et de la patience aussi … ce n’est pas un grille pain…

Le retour de l’animal adopté au refuge est vécu comme une injustice par les soigneurs. Souvent, c’est un pas de plus vers la haine des humains. Et puis, plusieurs semaines après…

TARZAN EST ARRIVE DANS SA NOUVELLE FAMILLE

Tarzan et son nouvel ami pour le reste de sa vie

Tarzan et son nouvel ami pour le reste de sa vie

Après un covoiturage de plusieurs heures, TARZAN a rencontré sa nouvelle famille. Il a trouvé son « panier-retraite »!

De nombreux animaux « de compagnie » sont privés de foyer et passent de longues années dans les refuges. Le cas de TARZAN n’est pas isolé, mais son histoire est exemplaire. Elle nous montre que les bénévoles des refuges, les personnes qui font des dons, organisent des covoiturages, diffusent les annonces etc, tous ces réseaux d’amis des animaux peuvent déplacer des montagnes. C’est agir à l’opposé des assassins qui « euthanasient » pour faire de la place dans les box, que de permettre à un animal vieillissant de ne pas perdre sa dignité et de trouver l’amour d’un foyer.

Dans le secteur, Cacao, Ivanohé, Rolly, Spot et bien d’autres attendent un « panier-retraite ».

Si nous ne pouvons pas les adopter, au moins aidons-les!