TARZAN A ENFIN TROUVE UN FOYER

Les animaux placés dans les refuges peuvent attendre de longs mois avant de trouver une famille d’adoption. Quand l’un d’eux trouve un ami pour la vie, c’est une grande satisfaction pour lui et pour tous les amis des animaux!
C’est ce qui est arrivé à Tarzan.

Voici comment les bénévoles du refuge SPA les Amandiers (à Lavilledieu en Ardèche) racontent son histoire :

Tarzan est né en fin d’année 2003, il a donc 10ans1/2. Il est au refuge depuis novembre 2005, soit depuis  plus de 8 ans ! C’est un très gentil chien, qui adore les câlins, il est extrêmement gentil.
Tarzan a été abandonné avec Princesse et Prince.

Ils ont été adoptés et Tarzan se retrouve seul…

GRANDE URGENCE

Tarzan est l’oublié du groupe ! Il est le seul et l’unique loulou du groupe a être resté sur le bord du chemin. Ses compagnons, des « vieux, pas jolis, des anciens du refuge… » comme lui ont été adoptés, ont trouvé un panier retraite, une famille… sauf lui !!! « Abandonné » encore le loulou…

Prince son dernier compagnon, est parti. Le rêve, l’espoir des soigneurs, était une adoption double avec Tarzan… Mais… difficile de prendre deux vieux lous de cet âge.
Prince est parti, donc le groupe n’existe plus. Et Tarzan n’a pas de lien particulier avec les autres chiens de son box, qui eux, ne sont pas là depuis si longtemps.
Alors Tarzan s’isole des autres chiens.

Ne le laissez pas tomber … Son regard est très triste, il semble avoir perdu l’espoir…

Au refuge, les chiens trouvent des repères, ils s’adaptent à cette vie de détention. Ils ont une vie sociale, avec les soigneurs d’un côté, et avec les autres chiens dans le box, de l’autre. Ils retrouvent un certain équilibre et de la confiance. L’adoption devient alors une nouvelle rupture qui peut causer du stress dans les premiers temps.

UNE PREMIERE ADOPTION RATEE

Il a été sorti, adopté et rendu, il ne s’accoutumait pas à
la vie en appart. Mais après 8 ans de box… du jour au lendemain, « enfermé » confiné en appartement…
la réponse de l’adoptante : « Je pense qu’il ne supporte pas de rester à l’intérieur. Il pleure, gémit et hurle même pendant la nuit. Nous n’avons pas pu dormir pendant 4 nuits… Je pense que Tarzan serait bien dans une ferme, à l’extérieur, avec des copains… Il était heureux quand on sortait faire des ballades… Le reste du temps il pleurait…

Il y a bien quelqu’un qui va lui ouvrir sa maison, et son cœur… .
Ce n’est pas un chien compliqué, je suis persuadée qu’en s’y prenant bien, il s’adaptera très bien.
Donc oui un extérieur avec des copains.. Et de la patience aussi … ce n’est pas un grille pain…

Le retour de l’animal adopté au refuge est vécu comme une injustice par les soigneurs. Souvent, c’est un pas de plus vers la haine des humains. Et puis, plusieurs semaines après…

TARZAN EST ARRIVE DANS SA NOUVELLE FAMILLE

Tarzan et son nouvel ami pour le reste de sa vie

Tarzan et son nouvel ami pour le reste de sa vie

Après un covoiturage de plusieurs heures, TARZAN a rencontré sa nouvelle famille. Il a trouvé son « panier-retraite »!

De nombreux animaux « de compagnie » sont privés de foyer et passent de longues années dans les refuges. Le cas de TARZAN n’est pas isolé, mais son histoire est exemplaire. Elle nous montre que les bénévoles des refuges, les personnes qui font des dons, organisent des covoiturages, diffusent les annonces etc, tous ces réseaux d’amis des animaux peuvent déplacer des montagnes. C’est agir à l’opposé des assassins qui « euthanasient » pour faire de la place dans les box, que de permettre à un animal vieillissant de ne pas perdre sa dignité et de trouver l’amour d’un foyer.

Dans le secteur, Cacao, Ivanohé, Rolly, Spot et bien d’autres attendent un « panier-retraite ».

Si nous ne pouvons pas les adopter, au moins aidons-les!

LE TERRIL DE PINCHONVALLES A AVION

Le terril de Pinchonvalles est situé sur le territoire de la commune d’Avion. C’est un des plus longs terril d’Europe, « le plus long » selon certaines sources. Le fait est que c’est un mont de dimension impressionnante levé entre Avion, Liévin et Givenchy-en-Gohelle. En plus de sa taille inhabituelle, le terril de Pinchonvalles abrite un grand nombre d’espèces, ce qui fait qu’il est un espace de nature remarquable dont les voisins ne semblent pas avoir pris toute la mesure.

Fleurs au sommet du terril de PInchonvalles -  Avion, mai 2014

Fleurs au sommet du terril de PInchonvalles – Avion, mai 2014

A l’origine, le terril de Pinchonvalles, c’est le terril de la fosse 6-6 bis des mines de Liévin. Il a été exploité jusqu’au début des années 1970. Aujourd’hui, comme la cité minière voisine, il est classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Les terrils sont évidemment avant tout des produits de l’activité humaine, le terril de Pinchonvalles est vu par les habitants du secteur comme une sorte de monument érigé à la gloire des mineurs. Le grand père, l’oncle ou l’arrière grand mère se sont cassés le dos à extraire le minerai, trier et laver les cailloux qui forment le terril. De ce point de vue,  Pinchonvalles appartient aux habitants du Bassin minier, c’est l’héritage.

Très allongé avec son sommet plat, Pinchonvalles est souvent décrit comme un immense bateau qui se serait échoué au bord du bassin minier, après avoir navigué dans les champs de l’Artois. Les pieds dans les prairies et les bois des collines d’Artois (notamment du côté de Givenchy en Gohelle), Pinchonvalles est un refuge pour les animaux. De nombreux mammifères tels que des chevreuils des sangliers, des renards, des belettes et des lapins y vivent par période (moissons, chasse…) ou de manière permanente.

Le terril mesure près de 2 kilomètres de long et occupe environ 70 ha. Son sommet est un vaste plateau à 120 mètres d’altitude. Pour l’atteindre, il faut franchir trois paliers. A chaque étape, des pentes plus ou moins raides se succèdent. Depuis 40 ans, le terril est un terrain de jeux pour les générations d’enfants des cités d’Avion. Les familles ont toujours traversé Pinchonvalles pour relier Avion et Liévin. Comme sur tous les terrils, il y a des zones qui ont servi de décharge sauvage… Bref, le terril de Pinchonvalles appartient aux humains.

Le site est extrêmement précieux pour les formes de vie qu’il abrite. Pinchonvalles est reconnu comme le plus riche de la région en matière de champignons, il présente aussi une grande diversité botanique et loge des animaux très rares comme le grillon d’Italie, le triton crêté (sur la liste rouge mondiale des espèces protégées) ou encore l’orvet, serpent forestier que l’on ne rencontre qu’à Avion. Toutes ces espèces font l’objet d’études régulières de la part de botanistes français et étrangers. C’est que le terril est un ensemble de milieux très différents imbriqués les uns dans les autres. On trouve des bois clairsemés aux bosquets espacés, des espaces couverts de ronces, des haies denses, des mares temporaires, des bois humides et, vers le sommet, des espaces ouverts, qu’on dirait sec, couverts d’herbes sèches, d’arbustes et de hautes fleurs.

Le choix qui a été fait pour l’aménagement facilite la promenade en laissant les gens comme hors du site. On emprunte de larges sentiers de schiste comparables à ceux du terril de la glissoire et on chemine entre des haies denses au travers desquelles on peine à voir le cœur de Pinchonvalles. Plus on s’approche du sommet, plus on remarque de fines trouées qui partent à l’équerre du sentier. Ce sont des pistes tracées par les nombreux VTTistes et motards qui coupent au travers des bois alors qu’ls ne devraient même pas rouler sur les chemins du terril.

On comprend alors que les consignes données aux visiteurs à l’entrée du terril sont loin d’être respectées et que Pinchonvalles continue à être perçu par les habitants comme un lieu qui appartiendrait à l’Homme entre les villes, un terrain de jeu à côté de la maison.

LES ELEVAGES DE SELECTION DANS LE NORD PAS DE CALAIS, UN AUTRE VISAGE DE L’EXPLOITATION ANIMALE

Dans la région, l’élevage des poules en basse-cour est très développé. Il a deux aspects. L’un d’eux est l’élevage pour une consommation domestique qui ne cesse de se développer avec la crise. Il est indissociable de l’autre aspect qui est l’élevage de « sélection ». Les éleveurs de sélection sont regroupés au sein de la Société centrale d’aviculture de France (SCAF). Dans la région, une quinzaine d’élevages adhèrent à cette fédération, soit autant que dans les huit départements de la Région Rhône-Alpes (où on vend des gallinacés sous la célèbre marque « poulets de Bresse »). Ces éleveurs prétendent être des défenseur des animaux, puisqu’ils militent pour la survie d’un type d’animal. En réalité, il s’agit bien de business, le côté « conservatoire » est quant-à-lui profondément raciste.

Poule d'Asie - Philippe ABRIL 2013

Poule d’Asie – Philippe ABRIL 2013

La poule d’Hergnies, le coucou des Flandres, le combattant du Nord, la poule de Bourbourg et la poule d’Estaires sont des types de poule (gallus gallus domesticus) développées dans la région et « protégés » par les éleveurs de « sélection ». Vers 1880, un éleveur du Pas-de-Calais, Monsieur Foucault a obtenu un type de poule par sélections et croisements. C’est la poule dite « poule d’Estaires ». Voici comment elle est présentée au début du 20 ème siècle, par le président de la société avicole du Nord. Notons que cette présentation figure toujours aujourd’hui comme référence chez les éleveurs de « conservation »  de la poule d’Estaires :

Cantonnée dans les environs de Merville, la Gorgue, Estaires et Laventie, se trouve une race de volaille ayant de très grands points de ressemblance avec la Langshan, et que l’on appelle communément: volaille d’Estaires, parce qu’elle se débite spécialement sur le marché de cette ville. C’est là que les principaux marchands de Lille viennent s’approvisionner de la volaille fine et destinée à figurer, sous le nom de poularde de Bresse ou Chapon du Mans, sur la table de nos gourmets Lillois.

Dès le départ donc, il s’agit de produire des animaux pour les vendre pour leur chair. En 1880, il n’existe pas de ferme-usine, mais la logique de l’exploitation animale est déjà présente. Les éleveurs cherchent à accentuer certaines caractéristiques génétiques propres à certains individus, pour générer plus de profits.

Moins répandue certainement que sa rivale la poule de Bourbourg, la poule d’Estaires l’emporte par sa finesse, la blancheur et la délicatesse de sa chair. Très précoce, rustique, bonne pondeuse pendant les deux premières années, la poule d’Estaires prend ensuite trop d’embonpoint pour aller au loin chercher sa nourriture [...] elle devient trop lourde et ne s’éloigne plus du bac où on lui donne son grain; elle s’engraisse ainsi d’elle même et attend paisiblement le moment où elle sera mise au pot.

Aujourd’hui encore, les éleveurs « sportifs » prétendent défendre des animaux. Ils s’opposent par principe aux croisements non-maitrisés et défendent la pureté de la race.  Ils s’appuient sur des concepts tels que la « dégénérescence de la race ».  Le fondement de leur démarche est irrationnel et raciste.

Quant à l’origine de cette race, si l’on interroge les paysans à ce sujet, ils vous répondent invariablement: «ça vient du Chinois » ce qui vent dire : on a croisé une ancienne race du pays avec une des grandes races asiatiques afin de la régénérer et lui rendre ses qualités de ponte et de chair. Pour la Bourbourg, le croisement a été fait avec de la Brahma, pour l’Estaires, c’est le croisement avec la Langshan.

En tant que représentants de l’exploitation animale dans sa version « terroir », les éleveurs de la SCAF sont évidemment opposés au véganisme. Ils combattent le développement des mouvements d’écologie radicale et le véganisme à grand renfort de propagande. Par un raisonnement tordu, ils affirment qu’il faut consommer la viande des animaux pour les protéger. Par exemple, ils diffusent des recettes de potjevleeshe, car la recette authentique se ferait avec du poulet de race coucou flamand. Manger du véritable potjevleeshe permettrait de « sauver » le coucou flamand. Le mode de vie vegan condamnerait selon eux le coucou flamand…

Les éleveurs de la SCAF représentent une sorte de base arrière de l’exploitation animale. A notre époque, des voix commencent à s’élever contre l’exploitation animale, notamment contre les élevages de type ferme-usine et les poulets « en batterie ». La SCAF dévient alors un allié précieux pour l’idéologie viandarde en décrivant un mode de vie prétenduement éternel pour les Ch’tis, qui serait indissociable de l’esclavage des animaux.

LES POULES NE PEUVENT PAS « BIEN VIVRE A SALOME »

De plus en plus de personnes commencent à élever des poules afin de recueillir leurs œufs. Hier, le journal Voix du Nord publiait un article à propos d’une association de Salomé qui propose aux habitants d’adopter des poules. C’est un argument « environnemental » qui est mis en avant : la réduction des déchets. Au final, c’est de l’exploitation animale.

Salomé est un village situé dans le Nord, au bout du bassin minier du Pas de Calais, près de Billy-Berclau, sur l’autre rive du canal d’Aire. L’association « bien vivre à Salomé » y porte des projets qui se veulent humanistes et environnementaux. C’est cette association qui propose des poules à l’adoption aux habitants.

L’adoption des poules se fait au travers d’un contrat par lequel l’adoptant s’engage à ne pas maltraiter l’animal. Une fois à la maison, dans le jardin, la poule sera nourrie des déchets de table, en échange de quoi elle fournira des œufs. L’ambition environnementale de l’association est de réduire les déchets produits par la commune et qui sont incinérés ou enfouis.

Cette idée est efficace, puisqu’elle atteint son objectif (la réduction des déchets). Mais dans le même temps, c’est une démarche qui nuit aux poules.

Les poules sont des animaux adaptés à la course, elles ont besoin de courir. Elles sont aussi excellentes au saut en hauteur et aiment dormir dans les arbres. Les poules de Salomé seront prisonnières des jardins ou des poulaillers. L’objectif des adoptants est de manger des œufs. Pas question que les animaux puissent quitter la zone qu’on leur aura attribuée. Sinon, les œufs seront perdus…

Les poules se nourrissent de graines, d’oléagineux, de larves et d’insectes. Elles grattent le sol afin d’y trouver leur nourriture, en se déplaçant sur des territoires qui peuvent être vastes. Les poules de Salomé mangeront avant tout les restes venant de la table des humains. Leur régime alimentaire sera alors fonction de celui de l’humain  : croûtes de fromage, pain, frites, poisson…poulet ?

Que deviendront les poules cet été au moment des départs en vacances ? Combien d’abandons ?
Et cet hiver quand elle seront en repos et ne pondront plus ? Combien de poules au pot ?
Et que deviendront les poules âgées ou malades, celles qui seront incapables de pondre ? On peut s’attendre au pire.

Le jardin (ou la cour quand on vit en ville) peut évidemment être un lieu de vie pour de nombreuses espèces. La vie se niche partout. Au jardin, des milliers d’êtres vivants interdépendants cherchent à s’épanouir. Les déchets de table -surtout quand on est vegan- peuvent facilement devenir du compost. Dans un composteur, des processus chimiques et biologiques complexes entrent en jeu. Durant ces étapes, les déchets organiques changent d’apparence, ils se décomposent. Les éléments se séparent grâce à l’action d’organismes microscopiques, d’insectes et de vers.  Dans le silot à compost, les déchets vont servir au développement de multitudes d’êtres vivants : faune et flore.

LA RESERVE DE CLAIRMARAIS (2) – LES HUMAINS SONT DES INTRUS

Clairmarais est une zone humide. Ce n’est pas simplement un lieu où il y a de l’eau. Une zone humide est un milieu très spécial qui ne peut exister que si certaines conditions sont réunies. C’est un espace d’une richesse inhabituelle et d’une grande fragilité.

amphibien sur l'herbe de romelaere - Clairmarais avril 2014

amphibien sur l’herbe de romelaere – Clairmarais avril 2014

Évidemment, la présence d’eau est indispensable. La nature du sol est aussi déterminante. C’est sa composition qui fera que le sol aura un comportement spécial vis-à-vis de l’eau, permettant le développement de formes de vie extraordinaires.

L’eau glissera à sa surface jusqu’à l’inonder et formera des mares voire des lacs, ou au contraire l’eau entrera dans le sol. Le sol saturé d’eau peut alors devenir une sorte de marais. Dans une zone humide, il est difficile de faire la différence entre la terre ferme et l’eau. C’est ce rapport particulier entre l’eau et le sol qui forme les lieux de vie précieux composant la zone humide.

La Réserve Naturelle Nationale de Romelaëre est une partie de la zone humide de Clairmarais, un milieu d’importance internationale. Différents systèmes de vies sont connectés entre eux sur le site : des prairies humides, des bois tourbeux, des plans d’eau, des mares, des tourbières, des roselières et des espaces en transition entre prairie et forêt.

Cette diversité saute aux yeux. En avançant de quelques mètres, le visiteur peut observer des zones très différentes dominées par le foisonnement des formes de vie.
Les arbres, dont certains semblent morts sont penchés, leurs pieds invisibles sous une épaisseur d’eau impossible à évaluer, sont presque couchés. Leurs troncs sont couverts des feuilles des plantes voisines plantées au fond de l’eau ou en surface. Le sol, dont on peut entrevoir la noirceur, est couvert de verdures de nuances incroyables. C’est plusieurs dizaines de kilos de carbone qui sont stockés sur chaque mètre carré.

Et, des individus les plus bruyants aux espèces discrètes, partout, on perçoit la vie.

L’inventaire officiel est impressionnant :

- Oiseaux : Plus de 150 espèces dont le Butor Etoilé, le Blongios nain, la Grande Aigrette, le Busard des roseaux…
- Mammifères : 42 espèces dont 11 espèces de chiroptères (chauves-souris) et 14 espèces de rongeurs
- Amphibiens : 7 – Reptiles : 3 dont la couleuvre à collier
- Insectes : 18 d’odonates, 86 d’arachnides, 98 coléoptères 12 orthoptères (criquets, sauterelles) 47 mollusques
- Poissons : 26 dont 9 présentent un intérêt patrimonial
- Flore : 285 espèces environs dont une soixantaine sont considérés d’intérêt patrimonial
- Champignons : plus de 400 dont une cinquantaine sont classés en liste rouge
- Mousse et Lichens : 20 espềces différentes sont répertoriées

Quand on visite les lieux, il est évidemment défendu de faire un feu ou de camper, et les chiens même tenus en laisse ne sont pas autorisé. A chaque pas sur le sentier balisé, il faut faire attention pour ne pas écraser un animal. Pour la flore, malheureusement, on ne peut que regretter de ne pas pouvoir faire autrement que de la piétiner…

Les humains sont clairement des intrus dans ces lieux.

UN DESSIN DE PRESSE AU SERVICE DE LA BRUTALITE CONTRE LES ANIMAUX

L’affaire des nouveaux trains TER trop larges marque l’actualité de la région ces derniers jours. On devra faire des travaux dans 58 gares, simplement pour que les trains puissent passer. Un comble. Les trajets des voyageurs en seront perturbés pendant de longs mois. Les gens seront  sûrement poussés à abandonner le train pour prendre la voiture, augmentant du même coup la pollution. Ce scandale est prétexte à toutes sortes de blagues, notamment sur le grand n’importe quoi qu’est Facebook… L’idéologie de la brutalité s’illustre aussi à cette occasion.

dessin se voulant drôle  publié notamment sur Facebook

dessin se voulant drôle publié notamment sur Facebook

Les vaches sont souvent associées au voyage en train. Elles font partie du décor. Elles sont en troupeau, enfermés dans des enclos, au bord de la voie ferrée. Ces animaux seraient comme des robots suivant le train du regard de manière automatique. L’effet prétendument comique du dessin est ici que la vache, en animal stupide, ne s’est pas reculée au passage du nouveau TER, et s’est faite arracher la tête.

Ce dessin est le reflet de la méconnaissance généralisée des animaux, en particulier des animaux « de ferme ». En réalité, les vaches sont des animaux curieux et très sensibles au mouvement. Leur champ de vision est large. La position des yeux, de chaque côté de la tête, fait qu’un angle mort les empêche de voir devant elles. C’est pourquoi elles suivent de la tête les objets en mouvement.
Elles regardent passer les trains, et c’est une preuve d’intelligence ! Elles perçoivent un objet qui se déplace à grande vitesse près d’elles, elle comprennent les événements.

Se moquer de la prétendue « bêtise » des vaches, faire rire avec une vache décapitée, quelle brutalité ! Cela relève de la propagande : on prépare les esprits à accepter que les vaches ne sont pas des êtres vivants mais plutôt des sortes d’automates qui font partie d’un décor abstrait. Partager ce genre de trucs sur son mur Facebook, c’est se mettre directement au service de l’exploitation animale.